Les pires des gens sont ceux qui volent leur prière

Les pires des gens sont ceux qui volent leur prière
  • Date de publication:02/07/2020
  • Catégories:La prière
  • Fréquence:
1155 36

Les pires des gens sont ceux qui volent leur prière

La prière constitue une des plus grandes adorations et un des actes les plus aimés du Seigneur. C’est l’un des plus grands piliers de l’Islam après la double attestation de foi. Son rang et son statut apparait davantage quand on sait que c’est la seule adoration qu’Allah a légiférée à Son Prophète () dans le ciel, au cours de l’épisode du voyage nocturne et de l’ascension aux cieux. De plus, tous les prophètes et messagers ont enjoint leurs peuples de la faire. Y veiller attentivement, l’accomplir avec ses piliers, ses conditions et ses actes obligatoires participe de sa vénération et de la vénération du Seigneur qui l’a légiférée. En négliger un aspect revient à la négliger elle-même. Ou à la voler, comme le dit le hadith.

 Selon Abu Qatâda, qu’Allah soit satisfait de lui, le Prophète () a dit : « Le pire des voleurs est celui qui vole une partie de sa prière. Ô messager d’Allah, mais comment pourrait-il voler une partie de sa prière ? Il dit : Il ne fait pas correctement son inclinaison et sa prosternation ou Il ne tient pas son dos droit durant son inclinaison et sa prosternation. » (Ahmad).

Dans la version de Bayhaqi qu’il cite dans son livre Shu’ab Al-Imân : « Il ne fait pas correctement son inclinaison et sa prosternation ni son recueillement. » Cette phrase explique le terme voler employé dans le hadith. Tous ceux qui n’accomplissent pas correctement les piliers de la prière avec quiétude en ont volé une partie et leur prière est invalide. Comme il est rapporté par Tirmidhi dans un hadith qu’il juge authentique, selon Abu Mas’ûd Al-Ansârî, le Prophète () a dit : « Est invalide la prière d’un fidèle qui ne tient pas son dos bien droit en au cours de son inclinaison et de sa prosternation. »

L’objectif du Prophète () dans ce hadith est d’apprendre à sa communauté que ne pas faire correctement son inclinaison et sa prosternation revient à négliger la responsabilité qui nous ait confiée à travers la prière. Négliger la prière peut être donc pire que ce que les gens considèrent comme trahir une responsabilité. Par ailleurs, il a fait précisément référence à l’inclinaison et à la prosternation, car ce sont ces deux postures qui sont le plus souvent négligées. Enfin, il emploie le terme « voler » car il dépeint bien le sens de la trahison d’une responsabilité qui n’a pas été assumée comme c’est le cas de la prière lorsqu’elle n’est pas accomplie correctement. C’est ce qu’a dit Al-Bâjî, qu’Allah lui fasse miséricorde.

Par ces informations, on apprend que faire la prière n’est pas plus important que de l’accomplir correctement ce qui comprend l’ensemble de ses piliers et le recueillement spirituel qui doit l’accompagner. Boukhari rapporte le récit suivant Zayd ibn Wahb : « Hudhayfa a vu un homme qui n’accomplissait pas correctement son inclinaison et sa prosternation et lui dit : Tu n’as pas prié. Et si tu devais mourir, tu mourrais sur une autre voie que celle de Mohammed (). »

Et dans le Musnad de Bazzâr on trouve cet ajout : « Depuis quand tu pries ainsi ? L’homme dit : Depuis tant et tant de temps. Il lui dit : Si tu devais mourir, tu mourrais sur une autre voie que celle de Mohammed (). »

Ce récit met en évidence qu’un fidèle peut prier de longues années sans accomplir correctement les inclinaisons et les prosternations de sa prière, ni se recueillir comme il convient. Ce qui est très grave. Il convient donc à chaque musulman d’apprendre la prière et tout ce qui s’y rapporte comme piliers, actes obligatoires et annulatifs. Selon Abu Horayra, qu’Allah soit satisfait de lui, le Prophète () a dit : « Un fidèle peut prier soixante ans sans que sa prière ne soit acceptée. Il se peut qu’il accomplisse correctement son inclinaison mais pas sa prosternation, ou qu’il accomplisse correctement sa prosternation mais pas son inclinaison. » (Abu Al-Qâsim Al-Asbahânî et Jugé bon par Al-Albânî).

Ce hadith est également une preuve qu’il est obligatoire de se recueillir durant la prière et que cela en constitue un des piliers. On y apprend aussi que négliger un des piliers de la prière est du même rang que d’en voler une partie. Ce qui prouve que celui qui agit ainsi est encore pire auprès d’Allah que celui qui vole de l’argent.

Articles en relation