La contagion des maladies selon un hadith
Fatwa No: 137485

Question

Quelqu’un nous a dit que les maladies n'étaient pas contagieuses et ne se transmettaient pas d’une personne à l’autre, mais attaquaient chaque personne séparement. Cette personne a donné comme preuve le hadith où les Compagnons, qu’Allah soit satisfait d’eux, ont dit au Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) qu'une maladie s'était propagée d’un chameau à l’autre au point de les contaminer tous. Il leur a dit que les chameaux étaient tombés malades chacun à part et non pas par contagion, c’est-à-dire que la maladie ne s'était pas transmise d’un chameau à l’autre mais avait touché le premier chameau puis les autres à tour de rôle. Est-ce que ce hadith est Sahih ?

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.
Boukhari et Mouslim, qu’Allah leur fasse miséricorde, ont rapporté ce hadith d’après Abou Houraïra, . Le Messager d’Allah () y dit : « Il n’y a ni contagion, ni mauvais augure lié au mois de Safar ou aux hiboux. »
- « O Messager d'Allah, dit alors un bédouin, pourquoi donc les dromadaires sont-ils en bonne santé comme les gazelles du désert et lorsqu'un dromadaire galeux se mêle à eux, ils sont contaminés ? »
– « Et qui a contaminé le premier ? » lui demanda le Messager (). »
Les oulémas ont expliqué cette apparente contradiction entre la négation de la contagion et sa confirmation. Ils ont dit : « La négation de la contagion vise à faire comprendre que la maladie n’est pas contagieuse par elle-même comme les gens de la Djâhiliya croyaient mais qu’elle l’est par la volonté d’Allah, exalté soit-Il. Le Prophète () a mis fin à cette croyance et il a mangé avec un lépreux pour faire voir que c’est Allah, exalté soit-Il, qui rend malade ou guérit. En même temps il a interdit aux compagnons de s'approcher des lépreux pour leur montrer que cela est l’une des causes qu’Allah, exalté soit-Il, a créées pour faire apparaître cette maladie.

Et Allah, exalté soit-Il, sait mieux.

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