Se peigner en se lavant d’une impureté majeure, pour une femme, n’est pas une Bid’ah (innovation religieuse)
Fatwa No: 17244

Question

Je voudrais savoir si le fait de se peigner pendant qu’on se purifie des menstrues ou d’une impureté majeure -car ceci aide l’eau à pénétrer tous les cheveux- est une chose licite ou une innovation religieuse ? Et quelle est la preuve conformément à la Chari’a ?

Réponse

Louange à Allah.  Paix et Salut sur Son Prophète.

 

Une femme qui se peigne pendant qu’elle se lave de ses menstrues ou d’une impureté majeure ne commet pas une Bid’ah (une innovation religieuse). Les Oulémas divergent à propos de ce point : une femme doit-elle défaire ses tresses pour le Ghosl ou non ? La majorité des Oulémas estiment qu’elle n’a pas à défaire ses tresses en se lavant après la fin des menstrues ou suite à un état d’impureté majeure ; ceci à condition que l’eau parvienne au cuir chevelu, sur la base de ce qui fut rapporté d’Oum Salamah qui dit au Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam : « Ô Messager d’Allah! Je suis une femme qui tresse ses cheveux. Dois-je défaire les tresses lors du Ghosl d’une impureté majeure ? »

- «Non, il te suffit de verser trois pleines poignées d’eau sur tes cheveux puis de verser l’eau sur tout ton corps, (en agissant ainsi) tu deviendras pure», lui répondit le Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam. (Mouslim)

On informa ‘Aїcha, qu’Allah soit satisfait d’elle, que ‘Abd Allah, ibn ‘Amr ordonna aux femmes de défaire leurs tresses pendant le Ghosl d’une impureté majeure. Elle dit : « Qu’il est bizarre cet Ibn ‘Amr ! Il ordonne aux femmes de défaire leurs tresses pendant le Ghosl ? Ne leur ordonnera-t-il pas aussi de se raser les cheveux ?! Le Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, et moi faisons le Ghosl à partir d’une seule bassine et je ne verse pas sur ma tête plus de trois coupes. » (Boukhari et Mouslim)

 

Et Allah sait mieux.

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