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Conditions de licéité du travail dans une entreprise de gestion des risques et de vérification de ses comptes auprès de banques usuraires

Question

Quel est le jugement relatif au travail dans la gestion des risques ?
Notre travail consiste notamment à identifier les risques susceptibles d’affecter l’activité de l’entreprise, ainsi que les formes de fraude pouvant survenir. Par exemple, nous examinons les revenus de l’entreprise afin de vérifier s’ils sont réels ou manipulés ; nous analysons sa situation de trésorerie pour déterminer si elle est exacte ou falsifiée ; et nous étudions le fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement afin de vérifier si les contrats conclus avec les fournisseurs ont été exécutés conformément à ce qui était prévu.
Il peut également nous arriver de devoir vérifier les comptes de l’entreprise dans des banques conventionnelles (usuraires) et d’examiner les états financiers. Il se peut aussi que nous consultions des contrats liant l’entreprise à ses fournisseurs, lesquels peuvent parfois être des contrats invalides (tels que deux ventes en une seule), mais notre intervention se limite à la vérification des conditions contractuelles, sans participer au processus d’approbation ni de signature.
Dans ces conditions, ce travail est-il licite ou illicite ?
Je vous remercie vivement.

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :


Si l’activité principale de l’entreprise est licite, il n’est pas interdit d’y travailler — que ce soit dans le service de gestion des risques ou dans un autre département — à condition que l’employé ne se livre pas lui-même à un acte illicite et n’apporte pas une aide directe à un péché.


Quant à ce qu’a mentionné l’auteur de la question concernant l’examen des contrats de l’entreprise — y compris des contrats viciés — ainsi que la vérification des comptes de l’entreprise dans des banques usuraires, bien que cela ne soit pas exempt de doute, il apparaît néanmoins que cela ne constitue pas une aide directe à l’acte répréhensible. En effet, le péché a déjà été commis antérieurement, et l’objectif — comme l’a précisé le questionneur — est uniquement de vérifier les conditions, et non de conclure les contrats. Dès lors, il n’est pas possible d’affirmer catégoriquement l’illicéité de ce travail.


Et Allah sait mieux.

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