Conversation téléphonique sans Mahram entre deux personnes voulant se marier
Fatwa No: 82215

Question

Mon père est décédé il y a un mois. Dix jours avant son décès, ma sœur s’est fiancée, et nous sommes convenus avec son fiancé de tous les détails du mariage, du banquet et de la dot. Mais deux semaines après la mort de mon père, le fiancé a annulé les fiançailles, sous prétexte que ma sœur est très timide, alors que lui est très intrépide. Quand mon père était encore en vie, il lui a demandé de parler avec ma sœur au téléphone, et mon père a accepté à contrecœur. Ma sœur a alors demandé s’il avait obtenu le consentement de mes parents et moi, je me suis dit que c’était permis, car il est le chef de l’union des étudiants dans son université. Ma question est donc la suivante : est-il innocent s’il n’honore pas ses promesses personnelles ? Et est-ce qu’il est autorisé à parler avec ma sœur plusieurs fois au téléphone en l’absence d’un Mahram ?

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :

 

Les fiançailles sont une simple proposition de mariage et ne constituent pas un contrat contraignant. Donc il n’y a aucun engagement qui incombe à l’une des deux parties. En outre, le Législateur (Allah, exalté soit-Il) n’a imposé aucune indemnisation financière à celui qui n’honore pas sa parole. Cependant, ne pas tenir sa promesse sans nécessité contraignante est un défaut blâmable et l’un des signes de l’hypocrite. D’après Abû Hurayra, , le Prophète () a dit :

 

« On reconnaît l’hypocrite à trois signes distinctifs : quand il parle, il ment ; quand il promet, il manque à sa parole ; et quand on lui fait confiance (ou quand on lui confie quelque chose), il trahit » (Boukhari et Mouslim).

 

Par ailleurs, le fait qu’un prétendant parle avec celle qu’il désire épouser est licite, puisqu’il n’y a pas de tête-à-tête dans ce cas ; ceci tant que l’objectif est licite, c’est-à-dire qu’il désire comprendre la façon dont elle pense et jauger son intelligence. Et la parole est plus inoffensive que le regard, bien que la charia ait autorisé au prétendant de voir la femme qu’il désire épouser. D’après Djâbir, , le Prophète () a dit :

 

« Quand l’un de vous demande une femme en mariage, s’il a la possibilité de voir ce qui peut l’inciter à l’épouser, qu’il le fasse » [Ahmed et Abû Dâwûd selon une chaîne de narrateurs fiables (al-Hâkim : Sahîh)].

 

Cependant, ces conversations téléphoniques ne doivent pas être récurrentes et ne doivent pas comprendre des propos indécents.

 

Et Allah sait mieux.

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