Si vous en êtes empêchés, alors faites un sacrifice qui vous soit facile

Si vous en êtes empêchés, alors faites un sacrifice qui vous soit facile
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Allah, Exalté soit-il, dit (sens du verset) : « […] Si vous en êtes empêchés, alors faites un sacrifice qui vous soit facile. […] » (Coran 2/196). Cette phrase dans ce (sens du) verset est liée au début du verset (sens du verset) : « Et accomplissez pour Allah le pèlerinage et la ‘Omra. […] » (Coran 2/196) et après qu’Allah, Exalté soit-il, a ordonné d’accomplir le Hadj et la ‘Omrah, Il se mit à expliquer les dispositions relatives aux obstacles qui empêchent l’accomplissement des rites et dit (sens du verset) : « […] Si vous en êtes empêchés, alors faites un sacrifice qui vous soit facile. […] » (Coran 2/196). L’empêchement dans la langue arabe, c’est l’impossibilité totale. Allah, Exalté soit-il, dit (sens du verset) : « Aux nécessiteux qui se sont confinés dans le sentier d'Allah […] » (Coran : 2/273), c’est-à-dire que leur pauvreté les a empêchés de faire le Djihaad pour la cause d’Allah, Exalté soit-il.

Les savants ont eu des avis divergents sur la question de l’empêchement du pèlerin, est-ce que l’empêchement se limite à celui causé par un ennemi et que par conséquent le pèlerin ne peut se désacraliser que s’il a été empêché par un ennemi d’accomplir les rites, ou bien l’empêchement désigne-t-il quelque chose de plus vaste que les ennemis ; les savants se sont divisé à ce sujet en deux groupes :
 
Le premier groupe est d’avis qu’il n’y a d’empêchement que lorsque celui est causé par un ennemi ; ils pensent que la maladie, la perte de son argent ou de son chemin, ne sont pas à considérer comme des empêchements. C’est l’avis rapporté d’Ibn ‘Abbaas et Ibn ‘Omar, qu'Allah soit satisfait d'eux, et de Al-Zohriyyo et d’autres, qu'Allah leur fasse miséricorde.
 
Le deuxième groupe pense qu’il existe d’autres sources d’empêchement que les ennemis, et que cela désigne toute entrave qui empêche le pèlerin d’accomplir les rites qu’il avait entamés. Cet avis est confirmé par ce qu’a rapporté Ahmad dans son Sunan et rapporté par Al-Hadjaadj Ibn ‘Amrou Al-Ansaarii qui a dit qu’il a entendu le Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, déclarer :
 
-       « Celui qui se casse un membre, éprouve une douleur ou boîte, qu’il se désacralise ; et il devra refaire un pèlerinage.' »
 
Il mentionna alors cela à Ibn 'Abbaas et Abou Horayrah, qu'Allah soit satisfait d'eux, et ils répondirent : 'Il a dit vrai'. » (At-Termidhi, Ibn Maadjah, An-Nassaa’i et Abou Daoud).
 
 Ath-Thawrii a dit : l’empêchement peut provenir du mal de toute chose, que ce soit d’un ennemi ou autres.
 
Et la Parole d’Allah, Exalté soit-il (sens du verset) : « […] alors faites un sacrifice qui vous soit facile. […] », « qui vous soit facile » : c’est-à-dire qui soit en votre capacité et cela comprend l’ensemble des facettes de la facilité. Allah , Exalté soit-Il, désigne par « un sacrifice » le chameau, la vache, la chèvre et le mouton. La majorité des savants ont dit que le sacrifice suite à  un empêchement est une chèvre pour chaque personne empêchée et qu’il est possible que sept personnes partagent un chameau ou une vache ; c’est l’avis des quatre grands Imams, qu'Allah leur fasse miséricorde.
 
Le but derrière ce rite est que la fourniture d’une offrande, en cas d’empêchement de l’accomplissement du pèlerinage, apporte certains bienfaits liés au Hadj, dans la mesure du possible, car de cette manière, si le pèlerin a été empêché d’accomplir certains rituels du Hadj, cela ne prive pas pour autant les pauvres de La Mecque et de ses alentours de ce qui leur est donné après le sacrifice.
 
La Parole d’Allah, Exalté soit-il, qui dit (sens du verset) : « […] Et ne rasez pas vos têtes avant que l'offrande [l'animal à sacrifier] n'ait atteint son lieu d'immolation. […] » (Coran : 2/196), « et ne rasez pas vos têtes » est liée à Sa Parole (sens du verset) : « Et accomplissez pour Allah le pèlerinage et la ‘Omra. […] » (Coran 2/196) et non pas à : « […] Si vous en êtes empêchés […] » (Coran 2/196). Et le sens est qu’il n’est pas permis à celui qui a entrepris les rites du Hadj et de la ‘Omrah et qui s’est donc mis, à cet égard, en état de sacralisation, de se raser jusqu’à ce qu’il ait terminé ces rites du Hadj et de la ‘Omrah.
 
La Parole d’Allah, Exalté soit-il (sens du verset) : « […] Si l'un d'entre vous est malade ou souffre d'une affection de la tête […] » (Coran 2/196), le sens de l’affection ici est une affection qui oblige le pèlerin à se raser la tête et cela qu’il s’agisse d’une maladie du corps ou de la tête. Et Sa Parole, Exalté soit-il (sens du verset) : « […] ou souffre d'une affection de la tête […] » (Coran 2/196) est une métaphore exprimant la saleté importante et les poux qui nuisent à la tête. Ka’b Ibn ‘Odjrah, qu'Allah soit satisfait de lui, a rapporté ceci :
 
« On m’amena au Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, alors que des poux tombaient sur mon visage.
 
-      Il, , dit alors : ‘Je n’avais pas remarqué que ta souffrance avait atteint ce point-là ! N’as-tu pas de chèvre ?! ’
-      ‘Non’, répondis-je.
-      ‘Jeûne trois jours ou nourris six pauvres, pour chaque pauvre l’équivalent d’un demi-Saa’ de nourriture et rase-toi la tête.’, dit-il.
 
C’est alors que fut révélé ce verset comme permission pour moi et il est pour vous tous en général. » (Boukhari)
 
Fait partie des charmes du Coran, le délaissement de termes désagréables et cela est clairement illustré dans Sa Parole, Exalté soit-il (sens du verset) : « […] d'une affection […] » (Coran 2/196) qui est une métaphore de ce qui atteint la tête du pèlerin comme insectes nuisibles tels les poux ou autres.
 
Sa Parole, Exalté soit-il (sens du verset) : « […] qu'il se rachète alors par un Siyam (jeûne) ou par une aumône ou par un sacrifice. […] » (Coran 2/196). Allah, Exalté soit-il, mentionna dans ce verset la peine du pèlerin qui se rase la tête avant d’avoir terminé les rites du Hadj et lui laissa le choix de cette peine, car le mot « ou » comme le disent les linguistes, donne le choix entre deux choses ou plus. On a rapporté cette parole attribuée à Ibn ‘Abbaas, qu'Allah soit satisfait de lui : « Si le mot ‘ou’ est présent, alors quel que soit ton choix il sera accepté. » et cette citation d’Ibn ‘Abbaas est l’avis de la majorité des savants qui ont dit que le pèlerin choisit dans cette situation ; il jeûne s’il le veut ou il sacrifie un animal s’il le veut ou encore il nourrit des pauvres s’il le désire et quel que soit son choix, il est accepté in chaa Allah.
 
Le Hadith rapporté par Ka’b Ibn ‘Odjrah, qu'Allah soit satisfait de lui, mentionné précédemment, indiqua le nombre de jours du jeûne et le nombre des pauvres qu’il faut nourrir ; jeûner trois jours ou nourrir six pauvres pour chaque pauvre l’équivalent d’un demi-Saa’ de nourriture ou encore le sacrifice d’une chèvre est ce que nomment les savants: « rachat du dommage ».
 
Allah, Exalté soit-il, est le Maître du succès et de la facilité.

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