Apprendre le Tadjwid du Coran est une obligation religieuse

Apprendre le Tadjwid  du Coran est une obligation religieuse
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Le Coran représente pour les musulmans un « Rappel » de la part d’Allah. Afin que ce rappel ne soit pas oublié, le musulman est invité à nouer une relation particulièrement étroite avec le Coran. Ce lien varie entre le devoir de sa lecture, de comprendre ses sens, de sa mémorisation et d’agir en conformité avec ses enseignements.

 Le Prophète  () nous a enseigné que la récitation du Coran est profitable au musulman à plus d’un égard. Nous citons plusieurs Hadiths authentiques : 
« Récitez donc le Coran, car au Jour du Jugement il viendra intercéder en faveur de ceux qui avaient l’habitude de le réciter. » (Muslim)
« Celui qui excelle dans la récitation du Coran sera réuni avec des anges nobles et vertueux et celui qui malgré ses difficultés, le récite en ânonnant aura une double récompense. » (Boukhari et Muslim)
« Le croyant qui récite le Coran est comparable à un citron. Son odeur est agréable de même que son goût. Le croyant qui ne récite pas le Coran est comparable à une datte, qui est sans odeur mais dont le goût est sucré. L’hypocrite qui récite le Coran est comparable au basilic dont le parfum est agréable mais dont le goût est amer. Quand à l’hypocrite qui ne récite pas le Coran il est comparable à la coloquinte qui est inodore et dont le goût est amer. » (Boukhari et Muslim)
Les Compagnons et tous nos pieux prédécesseurs avaient l’habitude de s’imposer un programme de récitation quotidienne. Certains lisaient le Coran en entier tous les deux mois, d’autres tous les mois, d’autres encore tous les dix, huit ou sept jours ; telles étaient les pratiques les plus répandues chez nos pieux ancêtres.
Vu l’importance qu’occupe la récitation du Coran l’ange Djibril descendait l’apprendre au Prophète (). Allah, le Très-Haut dit (sens des versets):
« Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation. Son rassemblement (dans ton cœur et sa fixation dans ta mémoire) Nous incombent, ainsi que la façon de le réciter. Quand donc Nous le récitons, suis sa récitation.» (Coran 75 / 16-17)
Cependant, le Coran a été soigneusement récité par le Prophète  () et sa récitation doit se faire suivant un certain nombre de règles. Allah a ordonné à Son Prophète () de réciter lentement et clairement le Coran (sens du verset) : « Et récite le Coran, lentement et clairement. » (Coran 73/4)
Il est bien connu que l’ordre donné au Prophète () est un ordre donné à toute sa communauté.
L’expression arabe Tartil Al Qur’an signifie son Tadjwid et le perfectionnement de sa lecture.
Le mot arabe Tadjwid signifie l'amélioration et techniquement c'est le fait de donner à chaque lettre son droit. Il est obligatoire à tout musulman et musulmane, arabes ou non arabes, de réciter le Coran selon les règles authentiques de la récitation qui remontent jusqu'au Prophète ().
Beaucoup de nos oulémas sont unanimes qu’apprendre le Tadjwid est obligatoire et celui qui récite le Coran doit respecter les règles de Tadjwid sans exagération ni négligence. Celui qui ne le récite pas de cette façon est pêcheur. Du fait que c'est selon les règles de Tadjwid qu'Allah l’a révélé et c'est ainsi qu’Il (Coran) nous est parvenu.
Nous attirons l’attention que, pour une récitation correcte du Coran, il est nécessaire d’apprendre sa lecture directement de la bouche de Cheikhs bien avisés dans ce domaine.
Il est possible aussi d’améliorer sa lecture soit en suivant des cours auprès d'un lecteur expert ou en écoutant l'enregistrement sur les multimédias, cassettes, vidéos et la télévision. Et Allah viendra en aide à celui qui fait un effort réciter convenablement Sa parole. 
La récitation du Coran sans Tadjwid peut engendrer deux types de fautes : 
-        Remplacer une lettre par une autre ou une vocalisation par une autre de telle façon que cela change le sens. Par exemple dans sourate Al Fatiha si la personne récite « Iyyaka Naâboudou » sans mettre de Chadda sur le ya alors cela change complètement le sens et cela devient une parole de mécréance. En effet, le sens de ce verset lorsqu'il est récité correctement signifie « c'est Toi Seul que nous adorons » tandis que récité sans la Chadda sur le ya le sens devient « c'est la lumière du soleil que nous adorons ». Vous voyez bien ici l'énorme différence et la gravité de l'erreur.
 
-        Une erreur technique ou légère dans le Tadjwid comme par exemple le fait de délaissé une Ghounna, raccourcir un Madd, allonger un son court… Les Oulémas ont jugé ce genre de faute comme Makrouh, abhorré.
Ainsi le mieux pour chaque musulman est de s'appliquer à parfaire sa connaissance du Tadjwid afin de s’éloigner (de le réciter avec) des fautes et de recevoir pleinement la récompense de sa lecture.

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