L'obéissance au mari à la lumière du Coran

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  • Date de publication:26/12/2010
  • Catégories:Devoirs
  • Fréquence:
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Cette obéissance que souligne le Coran est la voie assurée au bonheur conjugale; Allah, Exalté soit-Il, dit dans le Coran : « Les hommes ont la charge et la direction des femmes en raison des avantages que Dieu leur a accordés sur elles, et en raison aussi des dépenses qu’ils effectuent pour assurer leur entretien. En revanche, les épouses vertueuses demeurent toujours fidèles à leurs maris pendant leur absence et préservent leur honneur, conformément à l’ordre que Dieu a prescrit. Pour celles qui se montrent insubordonnées, commencez par les exhorter, puis ignorez-les dans votre lit conjugal et, si c’est nécessaire, corrigez-les. Mais dès qu’elles redeviennent raisonnables, ne leur cherchez plus querelle. Dieu est le Maître Souverain. » (S4/V34)
Voyons à présent l’explication de ce verset, tant apprécié par les calomniateurs de l'Islam. Le Coran la résume l’autorité que les hommes ont sur les femmes en deux choses :
1- "en raison des avantages que Dieu leur a accordés sur elles". C'est à dire en vertu de la supériorité naturelle que Dieu a donnée à l'homme : la sagesse, l'esprit de direction et la disposition à assumer les charges qu’implique la vie sociale. L'homme est plus disposé que la femme à affronter les difficultés de la vie. La femme jouit, certes, des mêmes facultés intellectuelles et physiques que l'homme, elle se voit cependant contrainte, à cause de sa grossesse et de l'allaitement, de ne pas s'engager dans une telle lutte.
2- "en raison aussi des dépenses qu’ils effectuent pour assurer leur entretien"; C'est parce que le mari à la charge des dépenses d'entretien de la famille, qu'il a le droit au dernier mot s'agissant de la direction des affaires de la famille. La sagesse derrière cela est que la famille figure une micro société formant avec ses semblables la grande société qu'est la communauté. Or, toute société a besoin d'un chef que l'on consulte en dernier ressort pour trancher dans les conflits; de même, lorsqu'il s'agit de la direction des affaires de la société, sinon celle-ci s'exposerait à l'anarchie. La vie conjugale elle-aussi nécessite la présence d'un chef (directeur), or l'homme est mieux placé que la femme, car connaissant mieux l'intérêt de la famille en raison des aptitudes physiques et intellectuelles que Dieu lui a conféré, et cause des dépenses qu'il assume. La famille ne saurait être stable si un tel ordre n'existait pas.
Il convient ici de souligner que lorsque nous disons que l'homme est, physiquement et intellectuellement, plus apte que la femme, nous tenons compte de la règle générale que peuvent infirmer les exceptions.
Allah, Exalté soit-Il, qualifie les femmes vertueuses d'obéissantes (Qânitât) à la fois à Leur Seigneur et à leurs époux. De même, elles "demeurent toujours fidèles à leurs maris pendant leur absence et préservent leur honneur, conformément à l’ordre que Dieu a prescrit"; elles veillent à leur chasteté pour éviter la honte à leurs maris et pour que ne soient pas affiliés à ceux-ci des enfants qui ne seraient pas les leurs en vérité. Elles gardent également leurs biens et leurs foyers.
 "Pour celles qui se montrent insubordonnées, commencez par les exhorter, puis ignorez-les dans votre lit conjugal et, si c’est nécessaire, corrigez-les. Mais dès qu’elles redeviennent raisonnables, ne leur cherchez plus querelle. Dieu est le Maître Souverain.
Si les calomniateurs de l'Islam jurent au nom d'un verset, c'est bien de celui-là dont il s'agit. Il est cependant important de rappeler son sens, avec la permission d’Allah, Exalté soit-Il. Tout d'abord, si vous jetez un coup d'œil plus haut, sur la phonétique du verset, vous y trouverez surligner en rouge, le mot "nushooz". Traduit dans cet essaie de traduction par "insubordonnée, ce mot possède un sens encore plus profond. C'est, au passage, une des particularités de la langue arabe dont la richesse du vocabulaire la rend, en réalité, intraduisible. Nous allons donc parler de sens pour s'approcher au plus près de la signification de ce mot. Ce mot désigne le dédain que peut éprouver une personne envers une autre, en l'occurrence la femme envers son mari dans le verset suscité, qui la pousse à l'arrogance de vouloir tenir tête à son mari, l'empêchant même de dormir, et allant jusqu'à mettre en sérieux périls le mariage. Cette attitude , selon certains juristes, consiste à provoquer le mari en enfreignant les limites du mariage tel que laisser pénétrer dans la demeure des étrangers en l'absence du mari au risque de faire souffrir de tout les doutes ce dernier sur ce qui a bien pu se passer. Il s’agit donc de désobéissance graves, susceptibles de mettre en péril le mariage, et conduire malheureusement, à la pire des choses qu'Allah déteste, le divorce.
Pour palier à cela, Allah, Exalté soit-Il, nous explique la démarche à suivre. D'abord, Il dit : "Commencez par les exhorter"
Première étape : Parler avec sa femme et lui expliquer les raisons de son mécontentement en lui faisant le rappel. Il faut à tout prix essayer de la convaincre de revenir vers de meilleurs sentiments vis à vis de sa religion, et de son mari. Lui parler doucement, clairement pour attirer son écoute, puis continuer sur cette voie. Faire un effort sincère, et ce n'est que si la femme s'obstine, que l'homme peut passer à la seconde étape : "puis ignorez-les dans votre lit conjugal"
Seconde étape : Puisque vous avez tout fait pour essayer de lui parler, et que cela n'a pas marché, Allah, Exalté soit-Il, vous demande de tourner le dos à sa femme. Il s'agit là d'une épreuve pour la femme, certes, mais aussi pour l'homme. En effet, celui-là prouve à quel point il est prêt à sacrifier une part de ce qu'il aime pour que sa femme ne le quitte pas, le temps que tout cela s'arrange. L'objectif étant de montrer à sa femme son mécontentement, en espérant que cela suffit. Il est en aucun cas permis de l'insulter, aucun.
Ce n'est qu'au terme de ces deux étapes franchis sans résultats, qu'Allah, Exalté soit-Il, nous donne une ultime étape afin d'éviter à tout prix le divorce : "corrigez-les"
De quoi ravir les calomniateurs et les détracteurs de l'Islam, qui espère trouver ici un prétexte de moquerie, n'est-ce pas ? Loin de là, car quand on cherche une vérité, on plonge dans les fonds des choses. On ne s'arrête pas au premier avis venu, non, on s'interroge, et on réfléchit, et on fait appel à notre raison. Que signifie corriger sa femme en Islam ? Le calomniateur dira certainement que frapper, c'est frapper, Certes, mais ce n'est pas notre conception en Islam. Alors qu'Allah, Exalté soit-Il,  nous exhorte d'être bon envers le moindre animal, ce qu'aucune religion n'a faite jusqu'à présent qu'en est-il donc d'un être humain tel que la femme musulmane ? Le calomniateur sera étonné de s'apercevoir par exemple, que l'islam a été le premier à établir cette attitude morale honorant la femme, laquelle attitude se trouve être la chose dont s'enorgueillit la civilisation moderne. Avant l'Islam, la femme était en Arabie ainsi qu'en Europe, humiliée et lésée dans beaucoup de ses droits. Les droits accordés à la femme musulmane par l'Islam sont tels que celle-ci peut s'en honorer face à ses semblables du monde occidental.
Le calomniateur dira : "Admettons, mais ne tournons pas autour du pot et dites nous clairement ce que signifie frapper sa femme en Islam "
Et là, le calomniateur sera tétanisé d'apprendre que l'Islam est une religion si clémente, si indulgente, si douce, que pour elle, battre sa femme, c'est à dire le maximum que l'on puisse faire en Islam contre sa femme, l'ultime étape, conformément à l'avis des exégètes, c'est de la frapper, avec un bâton, du genre de celui, qu'on appelle un siwak :
D'autre part, il est formellement interdit d'atteindre le visage. C'est dire la bonté de l'Islam.
Le Calomniateur n’y croira certainement pas, et répliquera que de toute manière, il y a plusieurs façons d'interpréter le Coran.
Certes, mais il est cependant nécessaire de mentionner que Muhammed, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam,   qui était Celui qui connaissait le mieux le Coran, n'a lui, même pas levé la main sur l'une de ses femmes, même pas avec le siwak. C'est le modèle que nous suivons, et le modèle que vous devriez suivre, chers calomniateurs.
"Mais dès qu’elles redeviennent raisonnables, ne leur cherchez plus querelle."
Une fois le malaise réglée, le mari est tenu de stopper net ce qu'ils faisaient subir à sa femme !
Par ailleurs, il est nécessaire de se pencher sur les derniers mots du verset : "Dieu est le Maître Souverain"
Il s'agit d'un rappel, de la Toute puissance d'Allah, Exalté soit-Il, contre quiconque transgresse les règles. Une menace lourde pèse contre ceux qui veulent abuser de ce droit, ou l'utiliser à tort ou à travers.
Le fait d'utiliser le siwak contre la femme lui montre à quel point l'Islam restera clément à son égard. Une femme blessée par son mari a par exemple le droit d'aller porter plainte auprès d'un tribunal Islamique. Néanmoins, la symbolique de ce geste lui fait comprendre à quel point Allah, Exalté soit-Il, déteste voir le mari se séparer de sa femme.

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