La femme

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  2. Dans les anciennes civilisations

Hajar, la mère d’Ismaël

Hajar, la mère d’Ismaël
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Hajar, la mère d’Ismaël

 
L’Imam Boukhari rapporta d’Ibn Abbas, Radhya Allahou ‘Anhouma : “La première femme qui utilisa une  ceinture fut la mère d’Ismaïl. Elle utilisa une  ceinture afin de cacher  à Sarah les signes de sa grossesse. Après avoir accouchée, Ibrahim la pris ainsi que son fils  et les emmena à la Mecque. Il les abandonna à côté de la Maison Sacrée ,la Kaaba, sous un haut et grand arbre à la hauteur de Zamzam, à l’endroit le plus haut de la Mosquée. A l’époque il n’y avait personne à la Mecque et il n’y avait pas d’eau. Il la déposa là avec un sac de dattes et une outre pleine d’eau. Ibrahim rebroussa chemin. La mère d’Ismaïl le suivit en disant : « Où vas-tu en nous laissant dans cette vallée où il n’y a ni humain ni objet ? » Elle le répéta plusieurs fois sans qu’il ne lui réponde. Elle lui dit: « Est-ce Dieu qui te l’a ordonné ? » Il répondit: « Oui ! » Elle dit: « Alors, Il ne nous abandonnera pas ! » et s’en retourna. Ibrahim repartit jusqu’à Athaniya d’où elle ne pourrait le voir. Il se dirigea vers la Mecque et invoqua Dieu en ces termes: « Notre Seigneur, j’ai fixé une partie de ma progéniture dans une vallée sans agriculture, juste auprès de Ta Maison sacrée, notre Seigneur, pour qu‘ils accomplissent la prière. Fais que des cœurs d’entre les humains se précipitent vers eux. Fais-leur attribution de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants. » (Coran Sourate 14 verset 37) La mère d’Ismaïl avait commencé à allaiter et buvait de son eau. Quand il n’en resta plus, elle eut soif et son fils se tordait (de soif), ne pouvant plus supporter de le voir ainsi, elle se dirigea vers as-Safa, la montagne la plus proche. Elle l’escalada mais elle ne vit personne. De là, elle se dirigea vers la vallée pour voir s’il y avait quelqu’un. Mais elle ne vit personne. Elle descendit d’as-Safa jusqu’à la vallée où elle retroussa sa chemise et marcha jusqu’à dépasser la vallée. Puis elle repartit vers al-­Marwa qu’elle escalada. Mais elle ne vit personne. Elle répéta cela sept fois. Ibn Abbas (Radhya Allahou ‘Anhouma) a dit que l’Envoyé de Dieu () a ajouté: « C’est cela la course (Sa’y) entre as-Safa’et al-­Marwa. » Arrivée à al-Marwa, elle entendit une voix et elle dit « Silence ! » se parlant à elle-même. Puis elle écouta de nouveau. Elle dit: « Tu as entendu si tu as de quoi nous sauver”, voilà un ange près de Zamzam qui frappait avec son talon - ou son aile - jusqu’à ce que l’eau apparut. Elle commença à tourner autour en disant, agitant ses mains: « Encore ! » Puis elle remplit son outre alors que l’eau jaillissait. lbn ‘Abbas (Radhya Allahou ‘Anhouma) a dit: « L’Envoyé de d’Allah ()  a ajouté: « Qu’Allah accorde Sa Miséricorde à la mère d’Ismaïl, si elle avait laissé l’eau coulé, Zamzam aurait été une source débordante. » Elle a bu et allaité son bébé. L’ange lui dit: “N’aies pas peur de la perdition. Ici sera fondée la Maison d’Allah que cet enfant et son père construiront. Certes, Allah ne néglige point Ses fidèles. »
La Maison était située sur une hauteur comme sur une colline où le vent vient de droite et de gauche. Elle est restée ainsi pendant quelques jours . La source qui venait de prendre naissance ne tarit plus jamais et c’est celle que nous connaissons de nos jours sous le nom du puits de Zamzam. Dès que l’eau apparut dans la région, les oiseaux furent attirés et ils commencèrent à tournoyer dans le ciel. Une caravane de la tribu de Jourhoum, issue du Yémen passait à proximité. La présence inhabituelle d’oiseaux dans les environs intrigua les voyageurs et ils envoyèrent quelqu’un voir ce dont il s’agissait. L’éclaireur fut rapidement de retour et il les mit au courant de ce qu’il venait de voir : une source venait de voir le jour au milieu de ce désert et tous accoururent. Ils demandèrent à Hajar l’autorisation de s’installer avec elle. Elle répondit : « Oui, mais vous n’avez aucun droit sur cette eau. » Ils répondirent qu’ils étaient d’accord. Ibn ‘Abbas ajouta que l’Envoyé d’Allah () a dit : « La mère d’Ismaïl s’habitua à eux, elle qui aimait la compagnie. Il y a eu parmi eux de grandes familles parmi lesquelles l’enfant grandit et apprit l’Arabe. Il leur plaisait et ils l’admiraient. Quand il atteignit l’âge de se marier, ils lui donnèrent une de leurs femmes. Puis, Hajar, la mère d’Ismaïl mourut… » Rapporté par Al Boukhâri dans le livre des prophètes.

Ce récit montre l’immensité de la foi de Hajar. Dès qu’elle sut qu’il s’agissait d’une décision divine, elle accepta tout de suite que son mari la laisse seule avec son enfant dans une zone désertique, s’en remettant à Allah. Il s’agit bien d’une preuve d’une soumission totale à Allah, un exemple à suivre.

Allah a honoré Hajar en demandant aux Musulmans, hommes et femmes, de répéter le même va-et-vient entre les monts Safa et Marwa lors du pèlerinage, cinquième pilier de l’islam, obligatoire pour ceux qui en ont les moyens, une fois dans leur vie. Ils marchent ainsi sur ses traces, en invoquant Allah.
Chaque année, c’est donc plus de deux millions de Musulmans qui se souviennent de Hajar, de sa quête d’eau lors du pèlerinage (hajj). Et tout au long de l’année, cette commémoration se poursuit lors du petit pèlerinage (omra).

 

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