La femme

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Sarah : L’annonce de la bonne nouvelle

Sarah : L’annonce de la bonne nouvelle
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Sarah : L’annonce de la bonne nouvelle

 
Sarah n’était pas seulement une femme fidèle et patiente. Elle avait également une très grande foi en Allah, Exalté soit-Il, ce qui la détachait entièrement de ce monde et de tous les sentiments qui animent d’ordinaire une femme. Entre autres, elle avait le don de se sacrifier pour le bonheur de son mari ce à quoi elle accordait toute priorité.
Ainsi, lorsqu’elle remarqua qu’Abraham souffrait intérieurement du fait qu’elle n’avait pu lui procurer de progéniture, car Sarah ne pouvait pas enfanter. Alors elle fut la première à encourager d’épouser Hajar la servante que lui avait offerte le roi d’Egypte.
Hajar  donna à Ibrahim un enfant qu'il appela Ismail. Après que Hajar eut mis au monde Ismail, Ibrahim les emmena à La Mecque alors qu'il n'y avait là-bas aucun habitant. Allah lui a révélé de les laisser là-bas. Alors Ibrahim exécuta l'ordre d’Allah. Il leur laissa un récipient contenant de l'eau et un sac contenant des dattes et partit.
En agissant de cette manière, Sarah faisait preuve d’une véritable foi en Allah et d’une abnégation totale. Elle puisait en effet son absence de jalousie dans cette quiétude que lui conférait sa conviction religieuse, certaine que si elle n’avait pu procréer jusqu’alors, c’était parce que la Volonté divine le voulait ainsi, et la récompense divine ne tarda pas à se manifester. En effet, quelque temps après, des visiteurs se rendirent chez Abraham qui, voulant les honorer, demanda à son épouse Sarah de leur préparer comme à l’accoutumée un repas digne d’eux. Un veau gras fut donc égorgé puis rôti, et le repas fut présenté aux visiteurs. Mais tout le monde fut étonné de remarquer que ces derniers ne touchaient absolument pas à la nourriture qui leur était présentée. Abraham (le salut d’Allah soit sur lui) fut le premier à être intrigué par l’étrange comportement de ses hôtes et il en éprouva une certaine crainte, car, selon la coutume, un invité qui ne touche pas à la nourriture est une personne qui montre son animosité et il faut craindre le pire de sa part. Comme le rapporte le Coran (sens du verset): “Quand il vit leurs mains ne pas y toucher, il les trouva tout à coup étranges et en ressentit une grande peur. Ils dirent: « N’aie crainte ! Nous avons été envoyés au peuple de Loth. » » (Sourate “HOUD” verset 70)
C’était en effet des Anges envoyés par Allah pour anéantir le peuple de Loth qui vivait dans le vice. Allah, Exalté soit-Il dit (sens des versets): «Oui, Nos messagers (les anges) vinrent à Abraham avec la bonne nouvelle. Ils le saluèrent. Il leur dit: « Salut ! » Et s‘empressa de leur apporter un veau rôti. Quand il vit que leurs mains ne s‘y portaient pas, la contrariété se mêla en lui à la crainte. Ils lui dirent: « N‘aie pas peur! Nous sommes envoyés au peuple de Loth. » Son épouse était debout. Or elle éclata de rire car nous lui annonçâmes la bonne nouvelle d’Isaac et après Isaac, Jacob. “Malheur a moi!” Dit-elle, enfanterais-je alors que je suis vieille et que mon époux que vous voyez est un vieillard ? Ce sera vraiment une chose étonnante ! » Ils dirent: « T’étonnes-tu du décret de Dieu? Que la miséricorde et la bénédiction de Dieu soient sur vous, lignage de cette maison! Il est vraiment digne de louange et de glorification. » (Sourate 11 Versets 69-73)
Lorsque Sarah entendit la nouvelle, elle en ressentit un si grand soulagement qu’elle se mit à rire. Mais si ce rire semblait marquer la joie d’apprendre que les visiteurs ne cherchaient point à nuire à leur hôte, c’était en réalité pour préparer Sarah à la bonne nouvelle. C’était donc là, la récompense divine à tant de foi, de patience, de sacrifice et d’abnégation. Sarah fut cependant très surprise par cette nouvelle, atteint l'âge de quatre-vingt-dix ans elle se savait ayant dépassé l’âge de donner des enfants.
Mais la puissance divine est infinie et elle se rappela que lorsqu’Allah, Exalté soit-il décide une chose, elle s’accomplit même si elle est contraire à l’usage commun. Sarah fut donc heureuse à l’annonce de cette bonne nouvelle, et tout l’espoir qui veillait en elle reprit le dessus. Elle commença alors à espérer l’accomplissement de la Volonté divine. C’est ainsi que quelque temps après, Sarah conçut Isaac, cet enfant qu’Allah lui avait promis et nommé avant même sa conception. La Volonté divine s’était accomplie malgré l’âge tardif de Sarah, et ce fut pour elle la récompense d’une vie d’abnégation, de sacrifice et de foi inaltérable en son Créateur.

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