La femme

  1. La femme
  2. Dans la proche famille du Prophète

Fatima Az-Zahra, la Resplendissante à El Médina

Fatima Az-Zahra, la Resplendissante à El Médina
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Fatima Az-Zahra, la Resplendissante à El Médina

A El Médina, Fatima, Radhia  Allahou Anha, vivait avec son père dans la simple demeure qu’il avait construite, jouxtant la mosquée. En l’an 2 de l’Hégire, elle a reçu des propositions de mariage. Ali Ibn Abi Taleb, Radhia  Allahou anhou, a rassemblé alors son courage et est venu demander sa main au Prophète, . Selon ce qu’on rapporte que le Prophète, , a acquiescé et lui a demandé s’il avait quelque chose à donner en dot. Ali, Radhia  Allahou anhou, a répondu que non. Le Prophète, , lui a rappelé qu’il avait un bouclier qu’il pouvait vendre. Ali, Radhia  Allahou anhou, a vendu le bouclier à Othmane pour quatre dirhams et pendant qu’il se dépêchait de retourner chez le Prophète, , pour lui remettre la dot, Othmane lui a dit : « Je te rends ton bouclier comme cadeau de ma part pour ton mariage avec Fatima, Radhia  Allahou Anha. »

 Fatima, Radhia  Allahou Anha, et Ali, Radhia  Allahou anhou, se marièrent donc au début de l’an 2  de l’Hégire. Elle avait environ 19 ans à ce moment et Ali, Radhia  Allahou anhou, en avait environ 21. Le Prophète, , lui-même dirigea la cérémonie du mariage. Pour le "Walima", on servit aux invités des dattes, des figues et une mixture de dattes et de beurre gras appelé Hays. Tout El Médina s’est réjouit.
Le Prophète, , a prié pour elle : « Ô Allah ! Bénit-les tous deux, bénit leur maison et bénit leur descendance. »
Dans l’humble demeure d’Ali, Radhia  Allahou anhou, il y avait seulement une peau de mouton en guise de lit. Le matin qui a suivi la nuit de noces, le Prophète, , lui a dit : « Je t’ai marié à la personne de ma famille qui m’est le plus cher ». Elle ne commençait pas à vivre avec un parfait étranger mais avec quelqu’un qui avait grandi dans la même famille, qui était l’un des premiers à être devenu musulman à un jeune âge, qui était connu pour son courage, sa bravoure et sa moralité, et que le Prophète , , décrivait comme « son frère dans ce monde et dans l’au-delà. »
La vie de Fatima, Radhia  Allahou Anha, avec Ali, Radhia  Allahou anhou, était aussi simple et sobre qu’elle l’avait été chez son père. En fait, en ce qui concerne le confort matériel, c’était une vie de difficultés et de privations. Durant leur vie commune, Ali, Radhia  Allahou anhou, est resté pauvre car il n’attachait que peu d’importance aux richesses matérielles. Fatima, Radhia  Allahou Anha, était la seule parmi ses sœurs à ne pas avoir épousé un homme riche.
En fait, on peut dire que la vie de Fatima, Radhia  Allahou Anha, avec Ali, Radhia  Allahou anhou, était aussi rigoureuse que celle qu’elle eut chez son père. Pour soulager leur pauvreté extrême, Ali, Radhia  Allahou anhou, travaillait comme porteur d’eau et elle broyait les céréales. Un jour Ali suggéra à Fatima : « Ton père détient des prisonniers de guerre, va lui demander de te donner un esclave. » A contrecœur, elle est allée chez le Prophète, , mais elle ne l’a pas trouvé. La nuit alors qu’ils s’apprêtaient à se coucher, ils ont entendu la voix du Prophète, , leur demandant la permission d’entrer  et qui leur a dit : « Restez comme vous êtes » et il s’est assis entre eux. « Ne vous indiquerais-je pas quelque chose de meilleur que ce que vous êtes venus me demander ? »  demanda-t-il puis il a dit : « Les mots que Djibril m’a enseigné : Dire « Soubhane Allah, AI Hamdou Lillah 33 fois et Allahou Akbar 34 fois avant de dormir, c’est mieux que d’avoir un servant ! ».
Ali, Radhia  Allahou anhou, a dit plus tard : « Je n’ai jamais manqué de le faire depuis que le Messager de Dieu, , nous l’a enseigné. »
Fatima, Radhia  Allahou Anha, a donné naissance à un garçon au mois de Ramadhan de la troisième année après l’hégire. Le Prophète, , l’appela Al Hassan, ce qui signifie le beau. Un an plus tard elle a donné naissance à un autre garçon, qui a été appelé Al Housseine, ce qui signifie le petit Hassan.
Fatima, Radhia  Allahou Anha, emmenait souvent ses deux fils voir leur grand-père qui les aimait beaucoup. Plus tard il les emmenait à la Mosquée et ils grimpaient sur son dos quand il se prosternait. Il faisait de même avec sa petite-fille, Oumama, la fille de Zaïneb.
Huit ans après l’hégire, Fatima, Radhia  Allahou Anha, a donné naissance à un troisième enfant, une fille qu’elle a nommé comme sa sœur aînée Zaïneb, qui était décédée peu avant sa naissance. Cette Zaïneb a grandi et est devenue l’héroïne de Karbala.
Le quatrième enfant de Fatima, Radhia  Allahou Anha, est né l’année suivante. L’enfant était aussi une fille et elle l’appela Oum  Kalthoum  comme sa sœur qui est morte l’année précédente.
La descendance du Prophète, , était perpétuée par la progéniture de Fatima, Radhia  Allahou Anha, seulement.
Tous les enfants mâles du Prophète, , étaient morts en bas âge et les deux enfants de Zaïneb, Radhia  Allahou Anha, Ali et Oumama, sont morts jeunes. L’enfant de Roqaya , Abdallah, est mort alors qu’il n’avait pas deux ans. Cela était une raison supplémentaire à l’admiration accordée par le Prophète, , pour Fatima, Radhia  Allahou Anha.
Fatima, Radhia  Allahou Anha, a aussi accompagné le Prophète, , quand il a fait l’Omra au cours de la 6 ème année de l’Hégire, après le traité d’Al Houdaïbiya. L’année suivante, elle et sa sœur Oum  Kalthoum  étaient  parmi la foule nombreuse de musulmans qui ont participé avec le Prophète, , à la libération de Makka.
Au cours de Ramadhan de la 10ème année, juste avant d’accomplir son pèlerinage d’adieu, le Prophète, , a confié à Fatima, Radhia  Allahou Anha, un secret : « Djibril me récitait le Coran une fois par an, mais cette année il l’a récité avec moi deux fois. Je suis bien forcé de croire que mon heure est venu. »
De retour de son pèlerinage d’adieu, le Prophète, , est tombé gravement malade. Il a passé ses derniers jours dans la chambre de sa femme Aicha, Radhia  Allahou Anha. Quand Fatima, Radhia  Allahou Anha, venait lui rendre visite, Aicha, Radhia  Allahou Anha, laissait le père et sa fille seuls ensemble.
Un jour il a appelé Fatima, Radhia  Allahou Anha… quand elle est venue il l’a embrassé et a murmuré quelques mots dans son oreille. Elle a pleuré. Alors il murmura à nouveau dans son oreille et elle a souri. Aicha, Radhia  Allahou Anha, lui a  demandé : « Tu pleures et tu ris en même temps ? Que t’a dit le Messager de Dieu, ? »
Elle ne lui révéla le secret du Prophète, , qu’après sa mort : « Il m’a dit d’abord qu’il allait mourir alors j’ai pleuré. Puis il m’a dit : Ne pleure pas tu seras la première de ma famille à me rejoindre et là j’ai souri. »
Peu de temps après, le Noble Prophète, , est mort. Fatima, Radhia  Allahou Anha, fut très chagrinée et on la voyait souvent pleurer abondamment. Un des Compagnons  a rapporté qu’il n’a  plus vu Fatima, Radhia  Allahou Anha, rire après la mort de son père.
Un matin, tôt, au cours du mois de Ramadhan, 5 mois seulement après la mort du Prophète, , Fatima, Radhia  Allahou Anha, s’est réveillée exceptionnellement heureuse et pleine de gaieté. Ali - qu’Allah l’agrée- lui a demandé ce qui n’allait pas. Elle a souri et a dit : « J’ai rendez-vous aujourd’hui avec le Messager de Dieu . »  Elle lui a dit de prendre soin de ses fils Al Hassan et Al Housseine et demanda à être enterrée sans cérémonie. Elle a fixé à nouveau le ciel puis a fermé les yeux et rendit l’âme.
Fatima - qu’Allah l’agrée- la resplendissante n’avait que 29 ans… Qu'Allah l'agrée. Amine

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