La femme

  1. La femme
  2. Dans la proche famille du Prophète

Fatima Az-Zahra, la Resplendissante à La Mecque

Fatima Az-Zahra, la Resplendissante à La Mecque
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Fatima Az-Zahra, la Resplendissante à La Mecque

 
Fatima  était le cinquième enfant du Prophète Mohammed, , et de sa femme Khadidja, qu’Allah l’agrée. Elle est née alors que son respecté père passait de longs moments de solitude dans les montagnes entourant Makka, méditant et réfléchissant aux grands mystères de la création.
C’était avant la révélation du Coran au Prophète Mohammed, . En cette époque sa sœur aînée, Zaïneb, a épousé son cousin Al As Ibn Rabiâ. Puis a suivi le mariage de ses deux autres sœurs, Roqaya  et Oum  Kalthoum, avec les fils d’Abou Lahab, l’oncle paternel du Prophète .
A l’âge de cinq ans, elle a appris que son père était devenu «Rassoullallah», le Messager de Dieu, . Sa première obligation était de transmettre la bonne nouvelle de l’Islam à sa famille et à ses proches relations. Ils devaient adorer Dieu le Tout Puissant Seul. Sa mère qui était un puissant appui et soutien, expliqua à Fatima  - qu’Allah l’agrée – la mission de son père.
Un jour, alors qu’elle n’avait pas encore dix ans, elle a accompagné son père à Al Masdjid Al Haram où il a commencé à prier en face de la Kaâba. Fatima  - qu’Allah l’agrée – est resté à ses côtés. Un groupe de Qouraïch se sont assemblés  autour de lui. Il y avait Abou Djahl Ibn Hicham, Abou Lahab, Oqba Ibn Abi Mouâyt, Omayya Ibn Khalaf ainsi que Chayba et Otba, les fils de Rabiâa. Abou Djahl a demandé : « Lequel d’entre vous peut apporter les entrailles d’un animal mort et les jeter sur Mohammed? »
Oqba Ibn Abi Mouâyt, l’un des plus odieux du groupe, s’est porté volontaire. Il est revenu avec les ordures dégoûtantes et les a jetés sur les épaules du Prophète, , qui était toujours prosterné. Imaginez le sentiment de Fatima  (Radhia  Allahou Anha), lorsqu'elle a vu son père traité de la sorte. Que pouvait-elle faire, elle, une enfant de moins de dix ans ? Elle a enlevé ces choses répugnantes puis a lâché des paroles blessantes contre ce groupe de vermines  de Qouraïch. Lorsque le Prophète, , a achevé la prière, il a imploré Allah avec ces paroles : « Ô Allah ! Châtie ces Qoraïchites ! » Il a répété cette invocation trois fois et il a continué : « Ô Allah ! Châtie Otba, Oqba, Abou  Djahl et Chayba ! » Ceux qu’il nomma moururent quelques années plus tard à la bataille de Badr.
A une autre occasion, Fatima  - qu’Allah l’agrée - était avec le Prophète, , alors qu’il faisait le "Tawaf" autour de la Kaâba. Une foule de Qouraïch s’est réunie autour de lui, l’ont saisi et l’ont étranglé avec ses propres vêtements. Fatima  - qu’Allah l’agrée - cria et appela à l’aide. Abou Bakr - qu’Allah l’agrée – accouru et réussi à libérer le Prophète, . Il récitait alors : « Tueriez-vous un homme qui dit : « Mon seigneur est Allah. »  Au lieu de baisser les bras, la foule s’est tournée vers Abou Bakr - qu’Allah l’agrée - et a commencé à le battre jusqu’à le blesser à la tête et au visage.
Elle fut témoin de scènes cruelles et de harcèlement contre son père et les premiers musulmans. Elle n’était encore qu’une jeune fille néanmoins elle était témoin de telles épreuves.
Les notables de Qouraïch exerçaient une pression sur Abou  Al As pour répudier Zaïneb mais il refusait et répondait : « J’aime profondément et passionnément ma femme et j’ai une grande estime pour son père, même si je n’ai pas embrassé l’Islam ! »
 La persécution du Prophète, , de sa famille et de ses Compagnons a continué et s’est aggravé même après l’émigration des premiers "Mouhadjirines" en Abyssinie. Lors de la septième année environ de sa mission, le Prophète, , et sa famille ont du quitter leur maison et trouver refuge dans une petite vallée et ils ne pouvaient entrer à Makka.
Dans cette vallée aride, Mohammed, , et les clans de Banou  Hachem  et Banou Al Mouttaleb furent forcés de se retirer avec peu de nourriture. Fatima  - qu’Allah l’agrée - était l’une des plus jeunes membres du clan, elle avait environ douze ans et devait passer des mois dans les privations et les souffrances. Les lamentations d’enfants et de femmes affamés pouvaient être entendues depuis Makka. Les gens de Qouraïch ne permirent aucun approvisionnement en nourriture ni aucun contact avec les musulmans dont la privation était seulement soulagée durant la saison du pèlerinage. Le boycott dura trois ans. Quand il fut levé, le Prophète, , devait faire face à davantage d’épreuves et de difficultés.
Khadidja - qu’Allah l’agrée, « la croyante et l’affectueuse », est morte peu après. Avec sa mort, le Prophète, , et sa famille ont perdu une de leurs plus grandes sources de réconfort et d’appui. L’année pendant laquelle la noble Khadidja - qu’Allah l’agrée, et  Abou Taleb sont morts fut appelée l’année de la tristesse.
Fatima  (Radhia  Allahou Anha), à présent une jeune fille, fut vivement attristée par la mort de sa mère mais elle a vite réalisé qu’elle avait maintenant une grande responsabilité après le décès de sa mère. Elle ressentait qu’elle devait donner à son père un soutien encore plus fort. Avec une tendresse affectueuse, elle se dévouait pour veiller à ses besoins. Elle était si soucieuse du bien-être de son père qu’on l’appelait Oum  Abiha, la mère de son père. Elle lui apportait ainsi un soulagement et un réconfort pendant les moments d’épreuve, de difficulté et de crise.
Souvent les épreuves étaient démesurées pour elle. Une fois, à cette époque, une foule insolente amoncela de la poussière et de la terre sur la gracieuse tête de Mohammed, . Quand il est rentré à la maison, elle a pleuré abondamment tout en essuyant la poussière de sa tête, . « Ne pleure pas » a-t-il dit, «Car Allah protège ton père. »
Le Prophète, , avait un profond amour pour Fatima  (Radhia  Allahou Anha), il a dit une fois : « Quiconque contente Fatima  agrée en réalité Dieu et quiconque cause sa colère cause en réalité celle de Dieu. Fatima  est une part de moi. Ce qui lui plait me plait aussi et ce qui la met en colère me met aussi en colère. »
Il a dit aussi : « Les meilleures femmes au monde sont au nombre de quatre : Myraim, Assia la femme de Pharaon, Khadidja la mère des croyants et la fille de Mohammed, . »
 On a donné à Fatima, Radhia  Allahou Anha, le titre de Az-Zahra, ce qui signifie la Resplendissante, en rapport avec son visage radieux, qui semblait diffuser de la lumière. On l’appelait aussi Al Batoul, en raison de son ascèse. Au lieu de passer son temps en compagnie d’autres femmes, elle passait beaucoup de son temps en prière, à lire le Coran ou à d’autres actes d’adoration (Ibada)
Fatima  ,Radhia  Allahou Anha, avait une forte ressemblance avec son père, le Messager de Dieu, . Aicha  - qu’Allah l’agrée, l’épouse du Prophète, , a dit d’elle : « Je n’ai jamais vu une créature de Dieu qui ressemblait davantage au Messager de Dieu, , dans son langage, sa conversation et sa façon de s’asseoir que Fatima  - qu’Allah l’agrée. Quand le Prophète, , la voyait s’approcher, il l’accueillait, se levait, l’embrassait sur son front, la prenait par la main et la faisait asseoir à l’endroit où il était assis. Elle faisait de même quand le Prophète, , venait vers elle. Elle se levait, l’accueillait avec joie et l’embrassait sur son front. »
Les bonnes manières de Fatima ,Radhia  Allahou Anha, son doux langage, faisaient partie de sa ravissante et sympathique personnalité. Elle était particulièrement gentille avec les pauvres et les nécessiteux et donnait souvent toute sa nourriture à quiconque se trouvant dans le besoin même si elle-même restait sur sa faim. Elle n’avait aucun amour pour les ornements, ni pour le luxe et le confort de la vie. Elle vivait simplement, bien que, parfois, comme nous le verrons, les circonstances étaient vraiment trop éprouvantes et trop difficiles pour elle.
Fatima, Radhia  Allahou Anha, a émigré à El Médina quelques semaines après le Prophète, . Elle a voyagé avec Zayd ibn Haritha qui fut renvoyé par le Prophète à Makka pour amener le reste de la famille dont Fatima, Oum  Kalthoum, Sawda, la femme du Prophète, , la femme de Zayd, Baraka et son fils Oussama. Pour voyager avec le groupe il y avait également Abdallah le fils d’Abu Bakr qui accompagnait sa mère et ses sœurs, Aicha  et Asmaa.

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