La religion et les autres critères de choix

La religion et les autres critères de choix
  • Date de publication:04/05/2009
  • Catégories:Jeunesse
  • Fréquence:
3864 727

La religion et les autres critères de choix

 
Concernant les critères de choix du conjoint, le Messager d’Allah, , nous enseigna : « On épouse la femme pour quatre raisons : la fortune, la lignée, la beauté et la religiosité. Conquiert donc la femme vertueuse ou puissent tes mains ne recueillir que poussière ! » et il a dit aussi : «Si quelqu’un dont vous êtes satisfaits de sa religion et de son éthique, demande la main de votre fille alors mariez-le. Si vous n’agissez pas ainsi (en le mariant), il y aura discorde sur terre et grand désordre. Il l’a répété trois fois»(Tirmidhi)
Ces directives prophétiques sont parfois comprises de manière limitée, comme si le Prophète, , avait limité les critères de choix en la religion exclusivement, ce qui n’est pas vrai.
Le Prophète, , voulait souligner et mettre en relief l’importance de la religion en tant que cadre général régissant le choix du conjoint sans oublier les autres critères de compatibilité. C’est la raison pour laquelle les autres Hadiths et textes de la Tradition du Prophète, , insistent sur l’importance de cette vue d’ensemble complète et intégrale.
Ainsi le Prophète, , invita-t-il, par exemple, un jeune homme à regarder la jeune femme avec qui il comptait se fiancer car cela était de nature à pérenniser leur union. Dans un autre récit, il donna à la jeune femme qui avait refusé le choix de son père invoquant l’incompatibilité sociale, le droit de refuser ce mariage.
Ainsi comprenons-nous que la religion est un cadre qui n’exclut pas les autres facteurs aidant au succès du mariage.
 
Il est normal d’être inquiet
Restent deux petits points auxquels se heurtent ceux qui entreprennent de choisir leur conjoint : beaucoup parmi eux se plaignent de ne pas ressentir, à l’heure du choix, cette joie qu’ils avaient vue dans les yeux de ceux qui les y avaient précédés. Au lieu de la joie, ils éprouvent de la peur et de l’inquiétude. Ce sentiment les porte à douter de la validité de leur choix, surtout s’ils ont accompli la prière de la consultation, Istikhara, car cet état d’inquiétude serait la réponse à leur prière. A ceux-là on dit tout simplement que l’inquiétude est un sentiment normal que ressentent tous les gens vivant cette expérience mais qu’ils ne manifestent pas et qu’ils dissimulent derrière les signes de joie.
Cette inquiétude tient au fait que la personne ressent qu’elle est en passe de franchir un cap important de sa vie. Bien qu’elle ait tout fait pour bien choisir, la question qu’elle se pose constamment est : « Est-ce que j’ai vraiment bien choisi ? » Ce sentiment disparaît au fur et à mesure que l’on avance dans les démarches de l’union. Il pourrait refaire surface à chaque transition, des fiançailles au contrat de mariage, du contrat de mariage aux noces. Il disparaît ensuite à jamais avec le début de la vie matrimoniale et de sa stabilité… Il n’y a donc nul besoin de s’inquiéter.
 
La position de la famille par rapport au choix du conjoint
Le deuxième point concerne la position de la famille vis-à-vis du choix et c’est la raison pour laquelle ce choix doit être précédé par un long dialogue avec la famille qui constituera une base de compréhension mutuelle avec leur enfant. Ce dialogue permettra à la famille de mieux comprendre le choix de leur enfant, lui épargnera d’être choquée par son choix et évitera à ce dernier d’être choqué par le refus de sa famille. Il convient de prêter l’oreille à l’avis de la famille et de ne pas considérer chaque différence de point de vue comme un manque de compréhension à notre endroit ou un mépris de nos sentiments. Au contraire, leur avis doit être examiné objectivement et calmement car ils peuvent, grâce à leur expérience, voir ce que l’on ne voit pas. Il ne s’agit pas d’accepter ou de refuser tout ce qu’ils disent par principe. Il faut aussi garder à l’esprit que lorsque la famille sent que leur enfant effectue son choix sur la base de critères solides et qu’il sait où il va, ils ne s’opposeront pas à lui.
En conclusion, retenons qu’il est important d’avoir une réponse précise aux questions suivantes : « Pourquoi je me marie ? » « Qu’est-ce que j’attends de mon conjoint ? » Sachons aussi que la confiance en Allah, Exalté soit-Il, et l’intention de se marier sont des facteurs facilitateurs après la prise de moyens objectifs.
La raison, le cœur, la confiance en Allah… Telle est l’alchimie de ce choix facile et ambitieux à la fois.

Articles en relation

Les plus visités

Jeunesse

Le célibat : fléau de la société

Le célibat : fléau de la société Un nombre croissant de célibataires : Les chiffres sont éloquents : près de 15 millions de célibataires en France!...Plus