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Le Coran à la lumière de la Sunna

Le Coran à la lumière de la Sunna

  Louange à Allah. Paix et salut sur Son Prophète.

Allah, exalté soit-Il, dit (sens des versets) : « Dis : « Si l'Ultime demeure auprès d'Allah est pour vous seuls, à l'exclusion des autres gens, souhaitez donc la mort [immédiate] si vous êtes véridiques ! » Or, ils ne le souhaiteront jamais, sachant tout le mal qu'ils ont perpétré de leurs mains. Et Allah connaît bien les injustes. » (Coran  2/94-95) 

Dans cet article nous allons essayer de commenter ces versets tout en mentionnant ce que la Sunna du Prophète () leur a donné comme explication, ainsi que les paroles attribuées aussi bien aux Compagnons du Prophète qu’aux générations de nos pieux prédécesseurs, sans manquer d’en tirer les leçons et les enseignements.

Ces versets ont été révélés au sujet des juifs vivant avec le Prophète () à Médine et qui, invités à embrasser l’Islam et à suivre la voie tracée par le  Prophète (), ont refusé tout en prétendant que la vie future leur sera réservée à l’exclusion des autres car ils sont les fils et les amis d’Allah. Alors Allah ordonna à son Prophète () de les convier  à une procédure équitable à même de trancher le différend et à faire éclater la vérité au grand jour. Il s’agit de la Moubahala, sorte de malédiction en vertu de laquelle un groupe dont les éléments sont en désaccord se réunit pour maudire le coupable d’entre eux. Invités à invoquer la mort sur l’imposteur parmi les deux belligérants, les juifs se rétractent, refusent de se présenter sachant, au fond, qu’ils ont tort de prétendre que le Paradis sera le leur exclusivement.

Dans son exégèse Attabari rapporte selon Ibn Abass, qu’Allah soit satisfait de lui, que le Prophète () a dit : « Si les Juifs avaient souhaité la mort, ils l’auraient eu  à coup sûr et auraient aperçu leurs places au milieu de l’Enfer. Si ceux qui engagent le Prophète () en Moubahala y procèdent, ils ne trouveront à leur retour, ni leurs familles ni leurs biens. » (Voir Tafsir At-Tabari, révisé par Ahmed et Mahmoud Chaker 2/361-362)

 

Quant à l’Imam Ahmed, il rapporte dans son Mousnad qu’Ibn Abass a dit qu’Abou Djahl a dit ; « Si jamais je vois le Prophète faire la prière à la Ka­âba, j’écraserais son cou sous mes pieds. » Ce à quoi le Prophète () répondit :       « S’il l’avait fait les anges l’aurait publiquement décapité. Si les juifs avaient souhaité la mort ils l’auraient eue sur le champ et auraient alors aperçu leur place au milieu de  l’Enfer. Si ceux qui voulaient engager le Prophète () en Moubahala sortent de leur maisons pour cela ils ne trouveront, à leurs retours, ni  familles ni biens. » Ibn Abass a dit au sujet du verset [« Dis : « Si l'Ultime demeure auprès d'Allah est pour vous seuls, à l'exclusion des autres gens, souhaitez donc la mort [immédiate] si vous êtes véridiques ! »]

 Ce verset les invite à invoquer la mort sur celui, parmi les deux parties, est l’imposteur. Ils ont décliné. Si, ce jour là, ils avaient souhaité la mort, aucun  juif sur la terre n’aurait survécu. Il a ajouté que s’ils avaient souhaité la mort, leur salive les fera étouffer, si les juifs avaient souhaité la mort ils l’auraient eue à coup sûr. 

 

Avec ces versets Allah met au grand jour leurs subterfuges, en particulier ceux de leurs rabbins et de leurs savants qui connaissent le Prophète () aussi bien que leurs enfants. C’est comme s’il leur disait : si vous avez raison, alors souhaitez la mort. Aucun mal ne s’en suivra pour vous si vous avez raison en ce qui concerne vos prétentions relatives à  la foi et la position proche d’Allah.

 

D’ailleurs si l’on vous accorde votre souhait concernant la mort vous devriez être heureux dans la mesure où vous reposeriez des fatigues, des rigueurs et des difficultés inhérentes à la vie ici bas, vous gagneriez une vie paisible au Paradis si ce que vous avancez que l’Au-delà est votre exclusivité à l’exclusion des autres est vrai. Au cas où cela ne vous est pas accordé, tout le monde saura que vous avez raison et que nous avons tort.

Mais les juifs ont refusé d’accéder à la demande du Prophète (), sachant très bien que s’ils souhaitent la mort ils périront sur le champ  sans, pour autant, gagner  dans l’autre vie qu’opprobre et ignominie éternelles.

 

Aussi il faut dire que la Moubahala entre le Prophète et les juifs avait pour objet non pas la malédiction mais la mort. Car toute personne véridique désire voir Allah mettre à mort son adversaire qui le conteste. Etant donné que les juifs chérissent tant la vie, alors ils craignent la mort à cause du mauvais sort qu’ils savent être le leur après la mort. S’ils étaient sûrs que, dans l’autre monde, ils auront une place au Paradis, ils ne seraient pas effarés de la mort. Aussi s’ils étaient sûrs de la raison de ce qu’ils avancent et de la religion qu’ils pratiquent, ils n’auraient pas tergiversé à se joindre à la Moubahala.

 

Ils ont flanché par ce qu’ils savent que le Prophète () dit la vérité et qu’eux-mêmes n’avancent que des mensonges, surtout leur prétendu attachement à la Torah. C’est pourquoi leur espoir en la vie future est nul et c’est la raison pour laquelle leur attachement à cette vie est devenu exemplaire comme le montre le verset : « Et certes tu les trouveras les plus attachés à la vie [d'ici-bas], pire en cela que les polythéistes. Tel d'entre eux aimerait vivre mille ans. Mais une pareille longévité ne le sauvera pas du châtiment ! Et Allah voit bien leurs actions. »  Oui ils tiennent à la « vie », n’importe quelle vie. Une vie minable, dépréciative, humiliante ou décente, peu importe. L’essentiel c’est de rester en vie car la mort les effraie, les affole, met fin aux délices de leur  vie et signale, pour eux, le début d’une vie de supplice sans fin.

 

Prétendre que la vie future leur appartient à l’exclusion des croyants est une manœuvre concoctée par les juifs en vue de briser l’unité des musulmans, affaiblir la confiance qu’ils ont en leur  Prophète () et en leur propre religion et singulièrement dans ce que le Prophète () leur promet concernant le Paradis et les délices éternels de l’Autre monde. Si les juifs étaient sincères dans leur prétention et dans les idées qu’ils ont propagées dans la société musulmane, à savoir leur exclusivité de l’Au-delà à l’exclusion des musulmans qui n’y auraient aucune part, pourquoi donc avoir peur ? Pourquoi aussi se désister de la Moubahala qui allait invoquer la mort sur celui des parties qui est l’imposteur ?

 

Il faut dire que la Moubahala lancée par le Prophète () aux juifs et qui consistait à invoquer la mort sur celui qui ment est une preuve éclatante qui les a non seulement confondus mais aussi et surtout les a fait taire, montré leur ignominie, leur égarement et leur obstination. S’ils étaient francs et sincères dans ce qu’ils prétendaient, ils auraient souhaité la mort mais ils savaient, à vrai dire, ils étaient sûrs qu’ils n’ont aucune part dans  l’Au-delà. C’est pourquoi ils tiennent beaucoup à cette vie quelque en soit le prix.

 

Il est tout à fait naturel d’aimer la vie et de détester la mort. Mais le bon musulman qui croit en Allah et en l’Au-delà doit une fois appelé par le désir de combattre, se débarrasser de l’amour qu’il a pour cette vie et ressentir à sa place l’amour du Paradis et la concrétisation de la promesse faite aux martyrs sincères. Ainsi on  le verra tenir à la mort en tant que martyr au même degré que son ennemi tient à la vie ici-bas. C’est là qu’apparaît l’équation qui fait pencher la balance du côté des croyants. En effet, fort de sa croyance en Allah, de son attachement à la réalisation des promesses faites par Allah à celui qui meurt en martyr, de sa conviction que le Paradis est le lieu de demeure des croyants honnêtes et sincères dans leurs engagements vis-à-vis d’Allah, le croyant peut affronter son ennemi même si ce dernier le dépasse en guerriers et en armement.

Si pour un musulman l’amour de la vie se dissipe dans les champs de bataille tout comme la peur et la crainte de la mort, de même il n’en fait aucun cas juste avant de quitter ce monde même s’il n’était pas en guerre sainte : cela se produit lorsque lui sera annoncé qu’il bénéficie de la Miséricorde et de l’Agrément d’Allah.

 

En fait la peur et la haine que nous ressentons aujourd’hui vis-à-vis de la mort, disparaîtront si nous avons crû en Allah, pratiqué les bonnes œuvres et privilégié l’Au-delà au monde ici-bas. C’est ce qui ressort du Hadith rapporté par Aïcha, qu’Allah soit satisfait d’elle, en ces termes : Le Prophète () a dit : « Celui qui aime la rencontre d'Allah, Allah aime sa rencontre et celui qui déteste la rencontre d'Allah, Allah déteste sa rencontre. »

 En réaction à ce Hadith, Aïcha, sa narratrice demanda : “ Est-ce de la mort dont il s’agit, ô Messager d’Allah ? Tout le monde déteste la mort.” Il répondit : “ Ce n’est pas de cela dont il s’agit. Lorsque la fin du croyant est proche, il reçoit la bonne nouvelle de la rencontre de son Seigneur et de Son Paradis, si bien que rien ne lui est plus agréable que la mort et la rencontre d'Allah. Et lorsque la fin du mécréant est proche, il reçoit la mauvaise nouvelle du mépris d'Allah et de Sa colère, si bien que rien ne lui est plus détestable que la rencontre d'Allah Exalté soit-Il. ” (Boukhari et Muslim)

 

 

En conséquence, la crainte de la mort est un  phénomène tout à fait inné chez l’homme. Mais le croyant honnête et sincère qui pratique les bonnes œuvres et y invite les autres, aura la bonne nouvelle au moment de sa mort qu’il bénéficiera de la Miséricorde et du Pardon d’Allah. C’est alors que se dissipera sa crainte de la mort et que sa répugnance sera remplacée par son amour car la mort lui permettra de rencontrer Allah en Qui il croit, dont il pratique la religion et suit la voie de Son Prophète ().

 

La vie de la nation musulmane est aujourd’hui marquée par l’humiliation,  le dénigrement et la mainmise des juifs sur nos pays, sur nos  intérêts et sur nos relations. Cette situation est elle susceptible de disparaître ? Comment ? Quand ? Combien faut-il d’hommes et de dispositifs aux musulmans pour récupérer leur prestige, leur union et pour reconquérir le leadership du monde, en vue de remettre celui-ci  sur la bonne voie ?

En vérité la fin de cette humiliation et de ce dénigrement est l’espoir pour lequel vivent les générations musulmanes. Or une nation qui n’a pas d’espoir n’a pas d’avenir. Comment pourrait-on vivre une vie où il n’y a pas d’espoir pour faire disparaître l’humiliation. L’espoir repose sur la jeunesse musulmane qui croit en Allah et pratique  avec connaissance sa religion. C’est cette jeunesse-là qui est l’espoir d’une victoire future avec l’Aide d’Allah pour celui qui est franc, sincère, persévérant et qui avance sur la bonne voie.

Quand et comment ? C’est ce qu’on verra dans un prochain article in Chaa Allah.

 

 

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