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La Saint-Valentin : réalité et illusions (1ère partie)

La Saint-Valentin : réalité et illusions  (1ère partie)
4932 1921
Louange à Allah, exalté soit-Il. Paix et bénédiction sur le plus noble des Prophètes et des Messagers, Mohammed ().
Parmi les phénomènes auxquels le monde accorde un grand intérêt chaque mois de février du calendrier grégorien figure le jour appelé la Saint-Valentin. Etant donné que cette fête a été introduite dans nos sociétés musulmanes, il était important que les jeunes, voire l’ensemble des Musulmans, comprennent sa réalité pour savoir s’ils ont un rapport, de près ou de loin, avec cette fête, si la participation aux festivités qui y sont organisées émane d’un credo quelconque ou bien de l’ignorance, et si l’influence exercée par cette fête provient d’une crise amoureuse qu’ils traverseraient ou d’une crise intellectuelle et culturelle.


 

Il est très important que ceux qui célèbrent cette fête d’amour, si l’on peut s’exprimer ainsi, saisissent sa réalité : comment a-t-elle commencé ? Quelle est son histoire ? Quel rapport y a-t-il entre elle et les loups ? Quel est l’avis de l’Eglise à son sujet ? Dans notre humble enquête, nous allons essayer de répondre à toutes ces questions et à beaucoup d’autres.


 

L’être humain par sa nature aime les périodes de fête :


 

En fait, l’âme, par nature, aime les occasions joyeuses et les fêtes, privées ou publiques, et s’attache à elles. Cette nature ne représente en soi aucun inconvénient, tant qu’elle reste dans son cadre légal, puisque la Charia encourage la propagation de la joie, la consolation des âmes brisées et la suppression des causes de peine et de tristesse, et promet en contrepartie la meilleure récompense à celui qui y procède. Par ailleurs, l’homme doit être souriant, gentil, clément et de bon commerce, et la fête compte parmi les occasions auxquelles les âmes sont attachées… Pourquoi ? Parce que les gens y trouvent la possibilité de se réunir, le confort, le plaisir et la joie, réalisant ainsi plusieurs intérêts religieux et séculiers, ce qui fait de la fête une occasion glorifiée par la plupart des individus des différentes religions. Afin de répondre à cette exigence humaine, la bienveillante Charia a déterminé deux fêtes, l’Aïd al-Fitr et l’Aïd al-Adhha, pendant lesquelles Allah, exalté soit-Il, nous a permis de manifester notre joie, d’autant plus qu’il s’agit de deux fêtes licites et bénies qu’Allah, exalté soit-Il, aime. ‘Aïcha, qu’Allah soit satisfait d’elle, rapporta ce qui suit : « Le Prophète () entra chez moi, alors que s’y trouvaient deux servantes qui chantaient des poèmes inspirés par la bataille de Bo‘âth, qui eut lieu entre al-Aws et al-Khazradj. Le Prophète () s’étendit sur le lit et détourna le visage pour ne pas voir les deux servantes. Abû Bakr entra chez moi et commença à me gourmander et me dit entre autre: ‘Les psaumes du Diable chez le Prophète () à ce moment le Prophète () découvrit son visage et lui dit : ‘Laisse-les’ » (Boukhari et Mouslim).


 

Dans une autre narration, le Prophète () lui dit : « Ô Abû Bakr, chaque peuple a une fête, et celle-ci est la nôtre ». Dans une autre narration, d’après ‘Aïcha, qu’Allah soit satisfait d’elle, le Prophète () dit alors : « Pour que les Juifs sachent qu’il existe des moments de récréation dans notre religion, et que j’ai été envoyé avec une droiture indulgente » (Ahmad).


 

En fait, l’Islam à de quoi rendre joyeux, étant une religion éloignée du repli sur soi, de la sévérité et de la rudesse, et qui n’interdit ni la bonne humeur, ni l’enjouement. Quiconque s’en fait une idée contraire n’a pas connaissance de l’essence de l’Islam, car ces raisons de joie et de bonheur ne sont comprises que par ceux qui sont versés dans les sciences du Livre d’Allah, exalté soit-Il, et de la Sunna du Prophète ().  


 

De plus, Allah, exalté soit-Il, a fixé pour les Musulmans une fête hebdomadaire, à savoir le vendredi, que les Juifs et les Chrétiens ont délaissé pour choisir à sa place le samedi et le dimanche. En effet, Allah, exalté soit-Il, a accordé à ce jour les particularités et les mérites connus de tous les Musulmans, et le Prophète () avait l’habitude de le glorifier et de l’honorer, tout ceci s’inscrivant dans le cadre de la miséricorde par laquelle Allah, exalté soit-Il, a comblé la communauté mohammadienne et du parachèvement de Sa religion en sa faveur. Dans ce même contexte, il faut souligner que le Musulman doit être absolument certain que la meilleure ligne de conduite et la meilleure Charia (législation) sont celles qu’a apportées le sceau des Prophètes et des Messagers, Mohammed (). Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) :


 

« Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous » (Coran 5/3).

 

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