La femme

  1. La femme
  2. L’idolâtrie et ses différentes facettes

La sorcellerie

La sorcellerie
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Dès son avènement, l'Islam, par le biais de sa Charia éternelle, a déclaré la guerre aux superstitions et aux fausses croyances qui dominaient au cours de l’époque préislamique, parmi lesquelles la divination, la voyance, la sorcellerie, le port d’amulettes et la croyance aux mauvais augures, etc.

L'Islam a présenté les nobles principes susceptibles de conduire vers la lumière et la bonne voie, et de promouvoir la raison. Pourtant, l’égarement et les passions, ainsi que les conseils pernicieux des diables parmi les humains les djinns aux esprits faibles qui manquent de foi, tout cela a aidé le charlatanisme à rester vivant jusqu'à nos jours. Tous ces procédés sont en réalité des innovations religieuses (bid'a-s) et des actes détestables pouvant conduire au polythéisme et porter ainsi préjudice au credo (authentique) et à la religion.

La femme musulmane a un grand rôle à jouer dans l’enrayement de ces croyances, car elles sont plus répandues parmi les femmes, même si elles ne sont pas absentes chez les hommes. Parmi les nombreuses raisons de la propagation de ces fausses croyances citons :

- La faiblesse de la foi en Allah et la corruption du credo.

- La négligence, l'indolence, le non traitement de la maladie, en prenant prétexte du fait qu'Allah est Le Guérisseur, sans chercher les moyens nécessaires pour atteindre ce but.

- L'ignorance, l'analphabétisme et le manque de conscience sanitaire dans de nombreuses zones.

- L'échec de certains médecins à soigner certains malades, ce qui laisse supposer l'incapacité de la médecine et la nécessité de chercher des substituts.

- Le manque de ressources financières nécessaires pour remédier à des maladies organiques ou psychiques, afin de résoudre certains problèmes.

Les genres de bid'a-s et d'actes détestables les plus importants sont :

1) La divination et la voyance : il s’agit de l'allégation par certains de connaître les mystères insondables par leur communication avec les djinns ou par d'autres moyens comme la lecture des lignes de la main (chiromancie), la voyance dans le marc de café (la cafédomancie), la divination par les cartes (cartomancie), ou à l’aide de lignes dans le sable ou de pierres ou de cailloux (la lithomancie). Tout cela a été condamné par Allah, le Très Haut (sens des versets) :

• «Dis: 'Nul de ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ne connaît l’Inconnaissable, à part Allah'. Et ils ne savent pas quand ils seront ressuscités !» (Coran 27/65)

• «[C’est Lui] qui connaît le mystère. Il ne dévoile Son mystère à personne, sauf à celui qu’Il agrée comme Messager» (Coran 72/26-27)

Ceux qui s'adressent à ces devins et croient en leurs élucubrations commettent également un péché. A ce propos, le Prophète () a dit :

• «Quiconque consulte un voyant, sa prière sera refusée pendant 40 jours» (Mouslim)

• «Quiconque va trouver un voyant et croit en ses paroles aura certes mécru en ce qui a été révélé à Mohammed» (Ahmed et Al-Hâkim)

Ces paroles furent prononcées par le Prophète () qui est conscient que Seul Allah, exalté soit-Il, connaît les mystères insondables, et que nulle autre que Lui ne peut les connaître, qu’il s’agisse d’un prophète, d’un saint ou autre, hormis ce qu’Allah, exalté soit-Il, lui autorise de connaître et lui révèle. Allah, le Très Haut, dit (sens du verset) :

«Dis-[leur]: 'Je ne vous dis pas que je détiens les trésors d’Allah, ni que je connais l’Inconnaissable, et je ne vous dis pas que je suis un ange. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé.'» (Coran 6/50)

2) La sorcellerie : il s’agit du recours à des sorciers pour découvrir un événement caché ou résoudre des problèmes difficiles, en croyant ainsi que le sorcier est capable d’être utile ou d'éloigner un mal.

Or, de nombreux oulémas ont établi que la sorcellerie est de l'incroyance. Ils ont affirmé qu'il faut tuer le sorcier qui considère que la sorcellerie est licite. Cette sentence vise à purifier ainsi la société de sa souillure et préserver les membres de la nation contre toute déviation et tout égarement. D'autres oulémas ont considéré les sorciers comme pervers.

Le sorcier, quant à lui, a le devoir de se repentir. Allah, le Très Haut, dit à propos de ceux qui apprennent la sorcellerie (sens du verset) : «Et les gens apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable.» (Coran 2/102). En outre, le Prophète () a dit :

• «Eloignez-vous des sept péchés majeurs : le polythéisme, la magie, le meurtre qu’Allah a interdit sauf pour une raison légitime, l'intérêt usuraire, le fait de s'approprier les biens de l'orphelin, la fuite au combat et la calomnie proférée à l'encontre de femmes chastes, croyantes et innocentes» (Boukhari et Mouslim).

• «Celui qui souffle sur un nœud pratique la sorcellerie et celui qui pratique la sorcellerie est un polythéiste» (al-Tabarânî)

• «N'entrera pas au paradis l'alcoolique, celui qui croit à la sorcellerie et celui qui rompt les liens de parenté» (Ibn Hibbân)

3) Le fait de porter des amulettes : certaines personnes se rendent chez des égarés qui font des amulettes ou des talismans, qui y écrivent des signes et des symboles en prétendant qu'ils guérissent des maladies, préservent du mauvais œil, mettent les gens à l'abri du mal et des désastres et protègent des djinns ou de la possession des diables et des démons.

Certains accrochent même des fers à cheval ou autres amulettes, en suivant ce courant de corruption et d'égarement. Le fait de croire en ces gens et de les suivre est du polythéisme. A cet effet, le Prophète () a dit :

• «Celui qui porte sur lui une amulette est tombé dans le polythéisme» (Ahmed et al-Hâkim)

• « Quiconque porte un talisman (tamîma), qu’Allah ne lui donne pas la santé et quiconque porte une amulette (wada'a), qu’Allah ne lui accorde pas la tranquillité.» (Ahmed et al-Hâkim)

• « Quiconque accroche une amulette en y croyant dépendra de cette amulette et de sa capacité à repousser les dommages » (Tirmidhî)

Parmi les choses interdites dans ce contexte, nous trouvons les tiwala-s, ce que fabriquent certaines femmes pour se faire aimer de leurs maris, et qui constitue une forme de magie. Le Prophète () a dit :

«Les ruqya-s illicites (l'exorcisme), les amulettes et les tiwala-s (ce que fabriquent les femmes pour se faire aimer de leurs maris) relèvent du polythéisme» (Ibn Mâdjah)

Notons que les ruqya-s évoquées dans ce hadith désignent celles qui comportent les noms des diables et non les ruqya-s renfermant des versets coraniques.

Quant aux amulettes, ce sont des pierres de couleur que les mères accrochaient aux cous de leurs enfants pour éloigner, d'après elles, le mauvais œil.

L’expression (relèvent du polythéisme) veut dire que ce sont des actes de polythéistes.» (Ibn Mâdjah)

Cependant, il est permis de réciter les ruqya-s et les formules incantatoires (ta’âwîdh), à condition qu'elles comportent des versets coraniques ou des hadiths de la Sunna ou des paroles compréhensibles qui ne s'opposent pas au credo islamique. Il est impératif que l’homme ait la certitude que toute chose n’a lieu que par l'autorisation et la puissance d'Allah, exalté soit-Il.

Dans ce contexte, il a été rapporté d'Ibn 'Abbâs, qu'Allah soit satisfait de lui, que «le Prophète () cherchait refuge auprès d'Allah, exalté soit-Il, pour al-Hasan et pour al-Husayn en disant : 'Je cherche refuge dans les Paroles Parfaites d'Allah contre tout démon, tout insecte nuisible et tout mauvais œil'» (Boukhari).

4) Le mauvais augure : il s’agit du fait d'accepter des superstitions et de les croire, comme le fait qu’un homme raisonnable croie que le mauvais augure réside dans une certaine personne, un certain jour, un certain endroit, un certain nombre ou la vision d'un animal, ou qu’il éprouve de l'inquiétude en écoutant un oiseau, en percevant le mouvement d'un œil ou en entendant une certaine parole !

Le musulman, quant à lui, doit recourir à ces bienfaits qu'Allah lui a accordés que sont la religion et la raison, sans se soumettre à cette faiblesse ou se complaire dans ces superstitions. Le Prophète () a effectivement averti du châtiment infligé à celui qui persiste à suivre cette voie. Il a dit :

• «Ne fait pas partie de nous celui qui consulte les augures ou celui pour qui ils sont consultés, celui qui pratique la divination ou celui pour qui elle est pratiquée et celui qui pratique la sorcellerie et celui pour qui elle est pratiquée» (al-Tabarânî)
• «L’interprétation des signes, le mauvais présage et le tarq sont des actes de polythéisme (djibt) « ((Abou Daoud(.

Le tarq consiste en la divination à l’aide de pierres ou de cailloux (la lithomancie). Quant au djibt, c’est un terme qui désigne tout ce qui est adoré en dehors d’Allah, exalté soit-Il.

• «Si vous pressentez un mauvais augure, poursuivez ce que vous entreprenez et remettez-vous-en à Allah» (Ibn 'Uday)
• «Si l'un de vous voit un signe de mauvais augure, qu'il dise : 'Seigneur, il n’y a de bien que celui que Tu accordes, ni d’augure que Ton augure. Nul n’est digne d’être adoré en dehors de Toi'» (al-Bayhaqî)

Telle est le remède à ces chimères et à ces superstitions et la mise en garde contre leurs risques. L'Islam tient à protéger l'homme contre leurs dangers et leurs maux. Ainsi, le musulman doit avoir la conviction que tout dépend de la volonté d'Allah, il doit s'en remettre à Allah, exalté soit-Il, et chercher l'assistance d'Allah. Il doit avoir confiance en l'omnipotence divine et en la volonté d'Allah, sans équivalent, tout en croyant que si Allah, exalté soit-Il, veut une chose, Il suffit qu’Il dise «Sois» et elle est. Allah, le Très Haut, dit en toute vérité (sens du verset) :

«Et quand Mes serviteurs t’interrogent sur Moi, alors Je suis tout proche: Je réponds à l’appel de celui qui Me prie quand il Me prie. Qu’ils répondent à Mon appel, et qu’ils croient en Moi, afin qu’ils soient bien guidés.» (Coran 2/186)

Encyclopédie de la Famille Musulmane

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