La sincérité chez nos ancêtres pieux

La sincérité chez nos ancêtres pieux
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Les ancêtres pieux tenaient particulièrement à cacher leurs actes de dévotion.

Puisqu’Allah, Exalté soit-Il, le Très Haut a ordonné que les œuvres lui soient vouées sincèrement, à l’exclusion de tout autre.

«Il ne leur a été commandé, cependant, que d’adorer Allah, Lui vouant un culte exclusif, d’accomplir la Salât et d’acquitter la Zakat. Et voilà la religion de droiture.» [S98/V5]

Plus la sincérité du fidèle est réelle plus nombreuses sont ses chances de jouir de l’assistance (divine) qui le pousse vers l’obéissance et les actes qui le rapprochent de son Seigneur.

D’après un hadith d’Ubay Ibn Kaab, qu’Allah soit satisfait de lui, le Prophète, , a dit : « Apporte à ma communauté la bonne nouvelle de son élévation, de la (consolidation de) sa religion, de son essor, de son triomphe et de la consolidation de son pouvoir sur terre. Quiconque d’entre eux accomplit une œuvre voulue pour l’au-delà pour un but à réaliser ici-bas, ne recevra aucune part dans l’au-delà ». (Rapporté par Ahmad et cité dans Sahih al-djami, 2825).

C’est pourquoi les ancêtres pieux tenaient particulièrement à cacher leurs actes de dévotion tels que les prières nocturnes.

Mutrif ibn Abd Allah ash-Shikhir dit : " La validité de l’acte dépend de la bonté du cœur. La bonté du cœur dépend de celle de l’intention."

Ibn al-Qayyim, qu’Allah lui accorde Sa miséricorde, a dit : « l’intention du fidèle, sa préoccupation et l’objectif qu’il cherche à atteindre sont les facteurs qui déterminent l’assistance et l’aide qu’il reçoit d’Allah, Exalté soit-Il,  le Transcendant. L’aide divine profite aux serviteurs en fonction de la sincérité de leurs intentions, de leurs préoccupations, de leurs désirs et de leurs craintes. La privation de l’assistance divine est aussi décidée en fonction des mêmes critères.

Un homme interrogea Tamin ibn Aws ad-Dari, qu’Allah soit satisfait de lui, en ces termes : « Comment accomplis-tu tes prières nocturnes ? » Il fut pris de colère et lui dit : « Au nom d’Allah, une seule raka que j’accomplis secrètement au milieu de la nuit m’est préférable à une prière qui se déroule tout au long de la nuit et que je viens raconter aux gens ».

Ayyoub as-Sikhtiyani priait (presque) toute la nuit. À l’approche de l’aube, il se couchait sur son lit. Quand l’aube entrait, il élevait sa voix comme s’il venait de se réveiller.

 

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