Ce que votre frère a fait est un péché grave, mais n’exige pourtant pas un châtiment corporel
Fatwa No: 81885

Question

J’ai une question aussi longue que compliquée. J’ai un frère qui était une fois en tête-à-tête avec une femme. Suite aux instigations du diable, cette femme a touché les parties génitales de mon frère qui a éjaculé, mais sans qu’il ne touche les parties génitales de cette femme ni n’entreprenne le coït. Mon frère est marié. Doit-il subir le châtiment corporel légal ? Doit-il être lapidé à mort pour le péché qu’il a commis ? Serait-ce un péché capital ? Existe-il un repentir pour ce péché ou bien l’accomplissement du Hadjj suffira ? Ou doit-il être lapidé à mort ? J’attends votre réponse. Merci.

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :

 

Le Prophète () a dit en toute vérité :

 

« Nul homme ne s’isole avec une femme sans que le diable ne s’interpose entre eux. Quiconque se réjouit de sa bonne œuvre et s’indigne de son mauvais acte est, certes, un croyant » (Ahmed, ibn Hibbâne et al-Tirmîdhi).

 

Le serviteur d’Allah doit donc se méfier des stratagèmes du diable et éviter de se trouver en tête-à-tête avec une femme non mahram (qu’il n’est pas interdit d’épouser). D’après Ibn 'Abbâs, et de son père, le Prophète () a dit :

 

·        « Un homme ne doit pas se retrouver avec une femme, sauf si elle est accompagnée par un mahram (qu’il lui est définitivement interdit d’épouser) » (Boukhari et Mouslim) ;

 

·        « Gardez vous d’entrer chez les femmes en l’absence de leur mari » (Al-Tirmîdhi).

 

Il n’y a aucun doute que ce qui s’est produit est un péché grave, mais n’exige pourtant pas un châtiment corporel légal. Il suffit pour l’effacer de se repentir, de demander fréquemment le Pardon d’Allah, exalté soit-Il, de donner l’aumône, de multiplier les prières, entre autres œuvres pies.

 

D’après Ibn Mas'ûd, , un homme, ayant embrassé une femme, vint trouver le Prophète (), et lui fit part de ce qu’il avait fait. C’est alors que fut révélé (sens du verset) :
« Et accomplis la Salât aux deux extrémités du jour et à certaines heures de nuit. Les bonnes œuvres dissipent les mauvaises. Cela est une exhortation pour ceux qui réfléchissent » (Coran 11/114).

L’homme demanda alors au Prophète () : « Ô Envoyé d’Allah ! Est-ce à mon sujet que ce verset fut révélé ? ». Le Prophète () lui répondit : « Il concerne toute ma Communauté» (Boukhari et Mouslim).

 

Et Allah sait mieux.

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