A qui donner la priorité si je désire partager mes biens ?
Fatwa No: 90176

Question

J’ai 32 ans et trois enfants d’un précédent mari. Actuellement je vis seule et je voudrais savoir, si j’hérite de biens, comment les partager et à qui revient la priorité ? J’ai un père, une mère, un frère, une sœur mariée mais dans le besoin et une autre mariée et aisée. J’assume seule la charge de mes enfants, grâce à Allah puis avec l’aide de ma famille. J’ai des dettes dont je compte m’acquitter à la réception de cet argent ?

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.

 

Si Allah vous facilite la venue de cet argent, le meilleur que vous puissiez faire sera de vous acquitter de vos dettes si elles sont arrivées à échéance car c’est un devoir pour vous. Il faut rendre aux gens leurs droits. Quant à l’entretien des enfants, il incombe à leur père (votre ex-mari). Ibn al-Moundhir dit : « Tous ceux auprès de qui nous avons acquis la science sont d’accord que l’homme est chargé de l’entretien de ses jeunes enfants qui n’ont pas encore de biens à eux. »

Si leur père n’a pas les moyens ou refuse de subvenir à leurs besoins, la charge vous revient puisque vous en avez les moyens et vous pourrez récupérer auprès du père ce que vous avez dépensé lorsque cela sera possible. Après les enfants, les parents ont le plus droit à être aidés s’ils sont dans le besoin; dans ce cas ce sont les enfants aisés qui ont le devoir de subvenir à leurs dépenses. Il en est de même pour les frères pauvres non adultes et cela vous est obligatoire pour vos sœurs selon l’avis prépondérant si elles sont dans le besoin et n’ont personne à qui incombe leur entretien. Le mari de la sœur mariée est celui qui est chargé de ses dépenses.

Nous attirons votre attention sur deux points :

1- La Charia (Législation musulmane) encourage à la bienfaisance envers les enfants, les parents et les proches et même ceux d’entre eux dont on n’a pas la charge. Al-Nasâ’i a rapporté que le Prophète () a dit : « L’aumône que l’on fait à un pauvre est une simple aumône alors que l’aumône faite à un proche compte double : elle compte comme une aumône et comme un moyen de maintenir les liens de parenté. »

2- Vous devez laisser de côté suffisamment d’argent pour permettre à vos enfants de se passer des gens. Le Prophète () a dit : « Il vaut mieux que tu laisses tes héritiers riches plutôt que dépendants d'autrui pour leurs besoins et réduits à la mendicité. »

 

Et Allah sait mieux.

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