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Règles et bienséances relatives à la fête de rupture du jeûne (Aid al Fitr)

Règles et  bienséances relatives à la fête de rupture du jeûne (Aid al Fitr)

Dans ce présent article nous allons mettre le point sur les principales règles et bienséances du jour de l'Aïd

  

 

Premièrement : Se préparer à l’accomplissement de la prière de l'Aïd en se lavant le corps et en portant ses plus beaux vêtements :

L’auteur du Muwatta’ a affirmé, d’après Nâfi’, que « Le jour de Aïd al-Fitr, Ibn ‘Umar, qu’Allah soit satisfait de lui et de son père, faisait le Ghusl avant de se rendre au lieu de prière » (Mâlik : Sahîh).

Dans son ouvrage Zâd al-Ma’âd, Ibn al-Qayyim a indiqué : « Connu pour son observance stricte de la Sunna, Ibn ‘Umar, qu’Allah soit satisfait de lui et de son père, faisait le Ghusl le jour de l'Aïd avant de sortir de chez lui ». 

Il a été également confirmé qu’Ibn ‘Umar, qu’Allah soit satisfait de lui et de son père, portait ses plus beaux vêtements à l’occasion des deux fêtes. Dans son Fath al-Bâri, Ibn Hadjar a dit : « Selon une chaîne de narrateurs authentique, Ibn Abî Dunya et al-Bayhaqî ont rapporté qu’Ibn ‘Umar, qu’Allah soit satisfait de lui et de son père, portait ses plus beaux vêtements à l’occasion des deux fêtes ».

 

 

 

Deuxièmement : la Sunna conseille de consommer un nombre impair de dattes avant de se rendre au lieu d’accomplissement de la prière de l'Aïd al Fitr (fête de rupture du jeûne) : 

Avant de sortir pour la prière de l'Aïd al Fitr, il est recommandé de manger trois, cinq dattes ou plus, pourvu que le nombre soit toujours impair, compte tenu du hadith, dans lequel Anas, qu’Allah soit satisfait de lui, a dit : « Le Prophète () ne commençait jamais le jour de la fête de rupture du jeûne sans manger des dattes, et il en mangeait un nombre impair » (Boukhari).

 

 

 

Troisièmement : Le jour de la fête, et en se rendant au lieu d’accomplissement de la prière de l'Aïd la Sunna conseille de répéter le Takbîr (fait de dire Allahu akbar) à haute voix pour les hommes, et à voix basse pour les femmes :

Ibn ‘Umar, qu’Allah soit satisfait de lui et de son père, a affirmé : « Le Prophète () sortait lors des deux fêtes […] en prononçant le Takbîr et le Tahlîl (fait de dire Lâ ilaha illa Allahu) à haute voix ». Et d’après Nâfi’, « Quand c’était le jour de Aïd al-Fitr ou de Aïd al-Adha, Ibn ‘Umar, qu’Allah soit satisfait de lui et de son père, avait l’habitude de répéter le Takbîr à haute voix jusqu’à ce qu’il entre dans la mosquée, et il continuait à le faire jusqu’à ce que l’imam arrive, puis il le répétait après lui » (al-Dâraqutnî : Sahîh).

Parmi les formules de Takbîr, citons ce qui est authentiquement rapporté d’Ibn Mas’ûd, qu’Allah soit satisfait de lui : « Il disait pendant les jours de Tachrîq : Allahu akbar, Allahu akbar, La ilaha illa Allah, Allahu akbar, Allahu akbar, wa lillâhi-l-Hamd (Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, nul n’est digne d’être adoré en dehors d’Allah, Allah est le plus Grand, louange à Allah) » (Ibn Abî Chayba : Sahîh).

Notons que répéter collectivement le Takbîr est une Bid’a, car il s’agit d’un acte que ni le Prophète () ni ses Compagnons, qu’Allah soit satisfait d’eux, n’ont fait. Il est plus correct que chacun répète le Takbîr individuellement.

 

 

 

Quatrièmement : la Sunna conseille de se rendre au lieu de prière à pied : 'Alî, qu’Allah soit satisfait de lui, a dit : « La Sunna conseille de se rendre à pied à la prière de l'Aïd » (al-Tirmidhî : Hasan).

 

 

 

Cinquièmement : la Sunna conseille de se rendre au lieu de prière en empruntant un chemin et de revenir par un autre : Djâbir, qu’Allah soit satisfait de lui, a dit : « De retour de la prière le jour de l'Aïd, le Prophète  () empruntait un chemin différent de celui de l’aller » (Boukhari).

 

 

 

Sixièmement : La prière de l'Aïd doit être effectuée après le lever du soleil, sans Adhân ni Iqâma. Elle est composée de deux unités de prière, avec la répétition sept fois de la formule de Takbîr dans la première unité et cinq fois dans la seconde. La Sunna conseille que l’imam récite, après al-Fâtiha, la sourate al-A’la (Le Très-Haut) dans la première unité et al-Ghâchiya (L’enveloppante) dans la seconde, ou Qâf dans la première et al-Qamar (La lune) dans la seconde. Le sermon est prononcé après la prière, à laquelle les femmes sont enjointes d’assister. Les preuves consistent en ce qui suit :

 

1- Aïcha, qu’Allah soit satisfait d’elle, a dit : « Quand le Prophète () célébrait la prière le jour de l’Aïd al-Fitr ou de l’Aïd al-Adha, il répétait sept fois la formule de Takbîr dans la première unité et cinq dans la seconde » [(Abû Dâwûd : Hasan).

  

2- Al-Nu’mân ibn Bachîr, qu’Allah soit satisfait de lui, a dit : « Lors de l’accomplissement de la prière des deux fêtes et de celle du vendredi, le Prophète () avait l’habitude de réciter les deux sourates al-A’la (Le Très-Haut) et al-Ghâchiya (L’enveloppante) » (Mouslim). 

 

3- D’après ‘Ubaydullah ibn ‘Abdillah, ‘Umar, qu’Allah soit satisfait de lui, demanda un jour à Abû Wâqid al-Laythî : 'Quelles sourates a récité le Prophète () pendant la prière de ce jour ?'. 'Qâf et al-Qamar (La lune)', lui répondit-il (Mouslim).

 

4- Umm ‘Atiya, qu’Allah soit satisfait d’elle, a dit : « Les jours de l’Aïd al-Fitr et de l’Aïd al-Adha, le Prophète () nous ordonna d’emmener les femmes qui avaient leurs menstrues, les filles au seuil de la puberté et les vierges à la prière de l'Aïd; les premières n’accomplissaient pas la prière, mais elles se tenaient derrière ceux qui priaient et profitaient de leurs invocations » (Boukhari et Mouslim).

 

5- Ibn ‘Abbâs, qu’Allah soit satisfait de lui et de son père, a dit : « J’ai assisté à la prière de l’Aïd al-Fitr avec le Messager d’Allah () ainsi qu’avec Abû Bakr, ‘Umar et ‘Uthmân, qu’Allah soit satisfait d’eux. Ils accomplissaient tous la prière avant de prononcer le sermon » (Mouslim).

  

6- Djâbir ibn Samra, qu’Allah soit satisfait de lui, a dit : « J’assistai une ou deux fois avec le Prophète () à la prière de l'Aïd, qu’il dirigea, sans Adhân ni Iqâma » (Mouslim).

 

 

 

Septièmement : si le jour de la fête coïncide avec un vendredi, la prière de l'Aïd dispense de la prière du vendredi. Le Prophète () a dit :

« Deux ‘Aïds ont coïncidé ce jour-ci et celui qui accomplit la prière de l'Aïd est dispensé de la prière du vendredi. Quant à nous, nous accomplirons cette dernière » [(Ibn Mâdja).

 

 

 

Huitièmement : si les gens ne savent qu’après le Zawâl (déclin du soleil de son zénith) que le jour présent est jour de l'Aïd, ils doivent tous accomplir la prière de l'Aïd le lendemain. D’après ses oncles paternels qui faisaient partie des Compagnons, qu’Allah soit satisfait d’eux, Abû ‘Umayr ibn Anas, qu’Allah lui fasse miséricorde, a rapporté ce qui suit : « Des voyageurs allèrent trouver le Prophète () et lui dirent avoir observé la veille la nouvelle lune (du mois de Chawwâl). Le Prophète () leur ordonna alors de rompre leur jeûne et d’accomplir la prière de l'Aïd le lendemain » [(Abû Dâwûd, al-Nasâ`î, al-Tirmidhî et Ibn Mâdja) (al-Bayhaqî, al-Nawawî, Ibn Hadjar et autres : Sahîh)].

 

 

 

Neuvièmement : nul grief si les musulmans échangent des vœux en disant : « Qu’Allah accepte nos œuvres et les vôtres ». Ibn al-Turkumânî a dit : « Il existe à ce propos un hadith authentique, celui de Muammad ibn Ziyâd qui a dit : 'J’étais en compagnie d’Abû Umâma, entre autres Compagnons, qu’Allah soit satisfait d’eux, et à leur retour de la prière de l'Aïd, ils se disaient mutuellement : ‘Qu’Allah accepte nos œuvres et les vôtres' (Ahmed : Sahîh) ».

 

 

 

Dixièmement : le jour de la fête est un jour de joie et d’épanouissement :

Anas, qu’Allah soit satisfait de lui, a dit : « Lorsque le Prophète () arriva à Médine, ses habitants avaient deux jours, durant lesquels ils s’amusaient. Il leur demanda :

- 'Quels sont donc ces deux jours ?'

- 'Nous nous y amusions au temps de la Djâhiliyya', répondirent-ils.

- 'Allah les a tous deux remplacés pour vous par deux autres jours meilleurs qu’eux : le jour de l’Aïd al-Adha et le jour de l’Aïd al-Fitr', leur dit le Prophète () » (Ahmed : Sahîh).

 

 

 

Onzièmement : Méfiez-vous, chers frères, de commettre des infractions à la Charia, comme le font certains, qui portent des parures illicites en laissant traîner leurs vêtements par ostentation ou en se rasant la barbe, ou qui écoutent la musique, et regardent des choses illicites, ou encore, s’agissant des femmes, qui exhibent leurs atours et se mêlent aux hommes non Mahrams.

 

Méfiez-vous, chers pères, d’emmener votre famille dans les lieux de distraction mixtes, sur les plages et dans les parcs où des actes blâmables sont commis.

 

 

Louage à Allah. Que la paix et les bénédictions soient sur notre Prophète Mohammed.


 

 

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