Origine des lettres isolées au début de la Sourate Ar-Rûm
Fatwa No: 25401

Question

Pourquoi la Sourate Ar-Rûm (les Romains) commence-t-elle par «Alif Lâm Mîm»?

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur famille et ses compagnons :

 

La Sourate Ar-Rûm (les Romains) commence par les lettres isolées «Alif Lâm Mîm», tout comme d'autres sourates coraniques. Allah, le Très Haut, a débuté 29 sourates de cette façon, ce qui constitue un des aspects miraculeux du Noble Coran. Bien que ce Livre soit formé de ces mêmes lettres, et  que tous les arabophones soient capables de les prononcer, il ne leur est pas pourtant possible de rédiger un livre semblable au Coran, en les utilisant.

 

En puisant dans leur langue, les Arabes ont composé à toutes les époques, passées ou présente, des discours éloquents et des poèmes expressifs et ont rédigé des excellents articles. Cependant, en comparant toutes ces formes littéraires au Coran, vous serez frappés d’une grande stupeur et vous vous rendrez compte de la grande différence entre les deux, une différence semblable à celle qui existe entre le ciel et la terre.

 

La différence est tellement énorme entre la Parole divine et la parole humaine! En effet, la Parole d'Allah, le Très Haut, diffuse une lumière et déborde de vitalité. Même les gens les plus simples sont aptes à distinguer une phrase coranique insérée parmi les paroles les plus éloquentes des Arabes. Tel fut le témoignage des ennemis les plus redoutables de l'Islam au fil du temps. Allah, le Très Haut, dit vrai dans le verset (sens du verset) :

 

«Dis: 'Même si les hommes et les djinns s’unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne sauraient produire rien de semblable, même s’ils se soutenaient les uns les autres'» (Coran 17/88)

 

Juste après cette introduction, la Sourate Ar-Rûm (les Romains)  a annoncé un présage véridique et un miracle merveilleux, soit la défaite des Romains face aux Perses quelques années plus tard, ce qui semblait impossible aux yeux des Arabes à cette époque-là. Toutefois, la foi ferme des Compagnons, qu’Allah soit satisfait d'eux, et leur totale confiance en la promesse d'Allah, le Très Haut, ont mené Abû Bakr, , à parier, face aux polythéistes que ce présage allait se réaliser. Abû Bakr gagna le pari, et cela eut lieu avant l'interdiction du jeu de hasard (sens du verset) : «C’est [là] la promesse d’Allah. Allah ne manque jamais à Sa promesse mais la plupart des gens ne savent pas.» (Coran 30/6).

 

Et Allah sait mieux.

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