Le remède coranique à la rébellion de l’épouse
Fatwa No: 48486

Question

S’il vous plait, je veux savoir ce que dit l’Islam sur quelqu’un qui partage le lit avec sa femme mais à cause de quelques problèmes il n’a jamais de relations sexuelles avec elle. Depuis presque dix mois, ils se comportent ainsi, c’est à dire bien qu’ils dorment ensemble sur le même lit, ils n’ont pas de relations sexuelles.

Réponse

Louange à Allah. Paix et salut sur Son Prophète.

Cher frère, chère sœur :

Allah a recommandé le mariage pour que les deux mariés trouvent la quiétude et la tranquillité. La vie conjugale est fondée sur l’affection et la tendresse - réciproques - dans le respect mutuel.
Allah dit : « Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquilité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. » (sourate 30/verset 21).

Le Prophète Mohammed  a recommandé à la femme d’être obéissante à son mari qui a un droit éminent sur elle.  Le Prophète a dit: « Si je devais ordonner à quelqu’un de se prosterner à un autre, j’ordonnerais à la femme de se prosterner à son époux. » (Thirmidhi ).  
Le Prophète Mohammed  a aussi ordonné à l’homme d’être bienveillant envers son épouse. Il a dit: « Le meilleur d’entre vous est le meilleur pour son épouse. » (Thirmidhi ).  

Allah dit: « Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. » (sourate 2/verset 228). Allah dit aussi: « Et comportez-vous convenablement avec elles. » (sourate 4/verset 19).

Concernant votre question, si l’abandon est dû à la rébellion de l’épouse, nous vous conseillons le remède coranique suivant :
Quand il y a rébellion de la femme contre son époux, la Chariâ a prescrit un remède général et convenable.  C’est le suivant:

1/ Le conseil et la prédication: L’époux doit lui faire la morale, l’exhorter à faire le bien et lui rappeler que son obéissance est une obligation légalisée par la Chariâ.  Il fait cela tantôt avec douceur et indulgence; tantôt avec réprimande, selon la situation.

2/ L’éloignement dans le lit: Si elle n’écoute pas favorablement ses conseils, alors il peut passer à la deuxième étape qui est la séparation des corps dans le lit.  C’est à dire qu’il lui tourne le dos dans le lit et fait comme si elle n’existait pas.  Tout cela pour lui montrer qu’il est faché contre elle et qu’il n’est pas satisfait de son comportement. 
Quand il épuise ces deux étapes (à condition qu’il ait prodiguée tous ses efforts) sans que la situation ne s’améliore, alors c’est seulement là qu’il peut la frapper, pour la punir en tenant compte des points suivants:
A/ Que le châtiment ne soit pas fort ou affligeant mais juste pour la punir et l’éduquer.  Il ne doit pas lui faire du tort.

B/ Il ne doit pas la frapper sur son visage.

C/ Il ne doit pas l’insulter avec des propos obscènes au indécents.

D/ Que son intention - quand il la frappe - soit que son épouse revienne à de bons sentiments et réalise que l’obéissance à son époux est une obligation religieuse.  Il ne faut pas que son intention soit la vengeance d’elle.

E/  Qu’il cesse ces mauvais traitements dès-que le but à atteindre se réalise c.à.d. qu’elle cesse sa rébellion. Allah dit: “Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens.  Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit-être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah.  Et quand celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les.  Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand.” [sourate 4/verset 34]

Néanmoins si elle se repent, il est illicite à son mari - présent et non-absent - de ne pas avoir des rapports conjugaux avec elle plus de quatre mois. S’il ne l’approche après les quatre mois, elle peut saisir le tribunal légal (qui applique la Chariâ) ou une instance islamique dans les pays occidentaux pour étudier sa requête et obliger le mari d’être aimable avec elle ou de la répudier avec obligeance.

 

Et Allah sait mieux.

Fatwas en relation