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Le jugement concernant l’attribution de la zakât à un homme incapable de financer son mariage, alors que ces fonds sont collectés pour les affamés

Question

Un jeune homme souhaite se marier, en a réellement besoin, mais ne possède pas les moyens financiers nécessaires. Est-il permis de lui donner une part de la zakât collectée par des organisations humanitaires, sachant qu’elle est destinée à un pays très pauvre où les gens souffrent de la faim, et que les montants recueillis ne sont pas élevés ?

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :


Celui qui a besoin de se marier et qui est incapable d’en assumer les frais est considéré comme faisant partie des personnes ayant droit à la zakât.
Il est dit dans Mawâhib al-Jalîl d’al-Hattâb :
« Al-Burzulî rapporte que l’orpheline peut recevoir de la zakât ce dont elle a besoin pour les nécessités du mariage, et que le juge considère cela comme approprié pour la personne sous tutelle.
Ainsi, si elle ne possède pas les biens et parures indispensables au mariage, elle peut recevoir de la zakât — et cela a fortiori. Réfléchis-y. » (Fin de citation)
Al-Buhûtî dit également :
« Font partie de la satisfaction des besoins essentiels les sommes qu’un pauvre reçoit pour se marier, s’il n’a pas d’épouse et s’il a besoin du mariage. »
Cité par Ibn Qâ’id dans ses notes sur al-Muntahâ.
Il ne fait aucun doute qu’en cas de concurrence entre plusieurs besoins, il est préférable de donner priorité aux plus nécessiteux, tels que les affamés, sur celui qui veut se marier.
Toutefois, cette priorité relève de la recommandation et non de l’obligation.
Ibn Taymiyya dit, dans Mukhtasar al-Fatâwâ al-Misriyya :
« Les plus nécessiteux sont prioritaires, mais s’ils ont tous la même nécessité, les proches parents priment sur les étrangers. » (Fin de citation)
Ainsi, il n’y a aucun mal à attribuer une part de la zakât à une personne souhaitant se marier mais incapable d’en financer les coûts, même au sein d’un pays extrêmement pauvre, et même si cela se fait au détriment de personnes plus nécessiteuses que lui.
Exception faite du cas où les donateurs de la zakât ont explicitement désigné les bénéficiaires prioritaires (comme les plus affamés) ou un type particulier de bénéficiaires — par exemple : les affamés, les malades, les sans-abri, etc.
Dans ce cas, il faut impérativement respecter la volonté des donateurs, car l’organisation n’est qu’un mandataire, et le mandataire n’a pas le droit de s’écarter des conditions fixées par le mandant.


Et Allah sait mieux.

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