Ils ont sacrifié une bête le jour d'Aïd ne sachant pas qu'elle était pleine
Fatwa No: 89469

Question

Nous avons égorgé une bête pour le sacrifice de l'Aïd sans savoir qu'un fœtus se trouvait dans son ventre. Quel est le jugement à ce sujet ?

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses compagnons :

 

La majorité des savants est d'avis que le fait qu'une bête soit pleine n'est pas un défaut chez elle qui invaliderait le sacrifice. La majorité des savants est donc d'avis qu'il est permis de sacrifier une bête pleine contrairement aux Chaféites qui ont estimé que cela n’était pas permis, car le fait qu'elle soit pleine abîme sa cavité abdominale et gâche sa viande alors que l'objectif du sacrifice est la consommation de la viande. L'avis de la majorité des savants est toutefois probablement l'avis le plus correct en raison de l'absence de preuve étayant l'avis de l'école chaféite.

 

Quant à la question de savoir si le fœtus est licite ou pas à la consommation, s’il n'est pas encore pleinement formé, il n'est pas licite à la consommation. Il en va de même s'il est mort et que l'on sait que sa mort a eu lieu avant d'égorger sa mère. Il n'y a aucune divergence à ce sujet. Par contre, s'il est vivant et continue à vivre, il n'est alors licite à la consommation qu'après avoir été égorgé, et cela, à l'unanimité des savants, car il s'agit alors d'une bête à part entière qui doit obligatoirement être égorgée.

 

Enfin, s'il sort mort du ventre de sa mère après l'égorgement de celle-ci, sans que l’on ne sache s'il est mort avant cet égorgement mais en estimant probable qu'il est mort à cause de l'égorgement de sa mère, il est alors licite à la consommation selon la majorité des savants, car le Prophète () a dit : « Le fœtus que porte une bête est considéré comme (légalement) immolé lorsque cette dernière est égorgée. » (Ahmad, al-Tirmidhî, Abû Dâwûd)

 

Et Allah sait mieux.

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