La femme

  1. La femme
  2. Dans la génération des compagnons

Oum Omara, Nousseïba Binte Kaâb 1

Oum Omara, Nousseïba Binte Kaâb 1
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Oum Omara, Nousseïba Binte Kaâb

 
Oum Omara faisait partie de la famille des Banou An-Nadjar. Elle était une femme d’une extraordinaire habileté, douce et parfaite. Elle éprouvait plus d’affection pour le Prophète, , que pour sa propre famille. De sa part le Prophète, , l’estimait également beaucoup et lui témoignait la même affection. D’ailleurs les Compagnons parmi même les plus remarquables étaient emplis de fierté en faisant sa connaissance car elle témoignait d’un profond amour pour la religion d’Allah (l’Islam) et son Messager. 
Elle était l’une des deux femmes qui avaient participé avec les soixante-treize autres hommes au second pacte d’allégeance au Prophète à Al Aqaba, pendant le Pèlerinage juste avant l’Hégire (Tabaqates Ibn Saâd).
Au cours de la Bataille d’Ohoud où elle avait activement participé, elle veillait à acheminer l’eau aux combattants mais également elle soignait ceux qui étaient touchés au combat. Lorsque les troupes musulmanes commencèrent à se replier, Oum Omara jeta alors son seau d’eau puis s’empara d’une épée et d’un bouclier. Elle s’en alla pour combattre afin de protéger le Prophète, . Les polythéistes (Mouchrikines) n’arrêtaient pas de s’attaquer au Prophète, , mais elle était là avec d’autres Compagnons tentant de le défendre avec une bravoure majestueuse. De plus, c’était un instant très critique dans la mesure où de nombreux braves hommes succombaient sur le champ de bataille.
Or cette courageuse femme restait déterminée quant à son rôle de défendre le Prophète, , contre cette attaque massive orchestrée par l’ennemi. Lorsqu’un des ennemis s’attaqua au Prophète, , avec une flamboyante épée Oum Omara contra le coup avec son bouclier puis frappa la patte de son cheval d’une telle force que tout les deux, le cheval et le cavalier, tombèrent à terre. En voyant la scène, le Prophète, , appela Abdallah, son fils, afin qu’il secoure sa mère. Celui-ci bondit et d’un seul coup d’épée il expédia ce polythéiste en Enfer. Tout à coup, un autre ennemi se jeta sur son fils. Il le blessa alors au bras gauche puis s’en alla.
Entre temps, ce même homme qui venait de blesser Abdallah s’approcha pour attaquer le Prophète, , qui à son tour lui a dit : « Oum Omara prend garde. C’est le même homme qui vient de blesser Abdallah. » Oum Omara se jeta alors sur lui avec hargne et le frappa de son épée. Il se retrouva à terre en deux morceaux. Constatant la chose, le Prophète de sourire : " Oum Omara tu viens de venger ton fils comme il se doit. »
Dans la même foulée, Ibn Qamiya agressa le Prophète, . Le coup de son épée sur l’armure du Prophète avait provoqué deux éclatements de sa chaîne ce qui avaient alors poignardé la joue du Prophète, . Son visage commençait alors à saigner. C’était une attaque à la fois soudaine et prompte. Oum Omara en était désespérée. Elle se précipita alors et arrêta Ibn Qamiya. Bien qu’il soit réputé très bon cavalier parmi les Qoraïchites, Oum Omara sans aucune crainte ou hésitation l’attaqua avec résolution. Mais étant donné qu’il s’était accoutré de deux manteaux faisant office d’armures, son coup d’épée ne pouvait lui causer de réels dégâts par conséquent il avait l’occasion de poursuivre son attaque.
Cette fois, Oum Omara a reçu un coup terrible ce qui lui a provoqué une profonde entaille à l’épaule. Aussitôt, Ibn Qamiya n’osait plus rester ici. Il fila rapidement sur le dos de son cheval (cf. Ibn Hicham). De sa blessure le sang jaillissait tandis que le Prophète, , lui-même s’en occupait. Il pansa cette blessure puis il interpella plusieurs de ses braves Compagnons en ces mots : « Par Allah ! Aujourd’hui Oum Omara a démontré autant de courage que nous tous. » Oum Omara demanda alors au Prophète, , de prier afin qu’elle soit toujours en sa compagnie même au Paradis. Le Prophète, , pria pour elle avec une profonde humilité en ces termes : « Ô Allah ! Ne me prive pas de leur compagnie au Paradis. » Oum Omara en était très heureuse puis, instantanément, elle prononça ces mots : « A présent, rien ne peut me faire souffrir dans ce monde. »
Lorsque la bataille était enfin terminée, le Prophète, , n’est rentré chez lui qu’une fois avoir appris d’Abdallah Ibn Kaâb qu’Oum Omara allait mieux.
Le Prophète, , commentant l’aboutissement de la bataille disait qu’en ce jour de Ouhoud en quel endroit il jetait un regard (à droite ou à gauche), il voyait constamment Oum Omara en train de combattre. 
D’après une certaine narration, douze blessures lui auront été infligées au cours de la Bataille de Ouhoud. Selon Ibn Saâd, après la Bataille d’Ouhoud, elle avait participé au Pacte d’allégeance de Ar-Radhwane à Hudaibiya, à la Bataille de Khaibar, Omrate Al Qada et à la Bataille de Hounaïne. D’après une autre narration, elle avait aussi accompagné le Prophète dans la Victoire et Fat’h de La Mecque.
Sous le Califat de Abou Bakr, Oum Omara avait aussi participé à la Bataille d’Al Yamama contre Mousseylima l’Imposteur (Kaddhab). Celui-ci avait torturé puis tué son fils Habib d’une manière à la fois bestiale et inhumaine. Lorsqu’elle en a été informée, elle s’arma tout simplement de patience, mais fît la promesse que tôt au tard que l’un d’eux doit périr soit Mousseylima sera tué ou soit c’est elle. Lors de cette bataille, elle repéra Mousseylima puis elle se dirigea vers lui. Sous une pluie de coups, tenant à sa main une lance elle progressait péniblement jusqu’à lui. Dans ce duel, elle avait été victime de douze blessures et avait même perdu un de ces bras. Enfin arrivée à Mousseylima, elle était sur le point de lancer son attaque avec son arme lorsque simultanément deux autres armes ont percuté Mousseylima. Ce dernier, est tombé à terre anéanti et lorsqu’elle a levé ses yeux elle a vu son fils Abdallah debout auprès d’elle ainsi que Wah’chi (qui a tué Hamza à Ouhoud) debout tout près. Elle se prosterna alors pour remercier Allah.
Oum Omara aimait beaucoup le Prophète, , et était même en mesure de sacrifier sa propre vie pour lui. Le Prophète lui rendait visite à sa maison et estimait ses qualités de croyante dévouée au service de la Vérité.
Selon certaines narrations, après la mort du Prophète, , Abû Bakr As-Siddiq avait coutume d’aller à la maison d’Oum Omara afin de prendre de ses nouvelles.
Notons enfin qu’Oum Omara a rapporté certains Hadiths

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