Dot et coutumes
Fatwa No: 196979

Question

En Algérie, par tradition, la dot de la future épouse, est généralement scindée en trois parties : - le mahr (exemple 130.000,00 DA) - le djhez; (somme destinée à l'achat du trousseau de la mariée, exemple 70.000,00 DA) - et un montant destiné à permettre aux parents de la mariée d'acheter un ou deux moutons pour les besoins de la fête prénuptiale. Peut-on selon la Charia faire l'amalgame et dire que le montant de la dot fixé après négociations entre les deux familles est la somme des trois rubriques citées plus haut ? Beaucoup de gens trouvent de grandes difficultés lors de la restitution de la moitiée de la dot en cas de divorce avant la consommation du mariage. Merci

Réponse

Louange à Allah. Paix et salut sur Son Prophète.

Si les deux parties se mettent d’accord que l'ensemble du montant constitue la dot (mahr), ou que c’est ainsi la coutume chez eux, ils doivent alors l’appliquer, car la règle fondamentale chez les jurisconsultes stipule que : « Ce qui est connu comme coutume convenable a le même statut que la condition posée. »
Si l’époux est incapable de payer la moitié de la dot quand il divorce avant la consommation du mariage, ce montant est considéré une redevance qu’il doit payer à son ex épouse dès qu’il en aura les moyens.
Allah, le Très Haut, dit : « A celui qui est dans la gêne, accordez un sursis jusqu'à ce qu'il soit dans l'aisance. Mais il est mieux pour vous de faire remise de la dette par charité ! Si vous saviez ! » (Coran : 2/280).
Nous avisons qu’il ne faut pas trop élevez les dots des femmes, car la facilité des charges du mariage est l’une des raisons de la baraka d’Allah pour le couple marié. L’imam Ahmed a rapporté que le Prophète () a dit : «Le mariage le plus béni est celui dans lequel il y a le moins de dépenses. »

Et Allah sait mieux.

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