Zakât sur l'argent provenant d'un prêt usuraire
Fatwa No: 317266

Question

Salem Alaikoum. Ma question est contradictoire mais peut être pourrez-vous m'aider. Nous avons fait un prêt pour construire (je sais que tous ce qui concerne l'usufruit est illicite, malheureusement il n'existe pas encore de banque islamique chez nous) Nous avons entre temps vendu sauf qu'au lieu de restituer le prêt, nous avons gardé cet argent afin de le réinvestir. Je continue donc à payer les mensualités. Un an s'est écoulé et l'argent est toujours sur mon compte. je voulais donc savoir si sur cet argent je dois quand même calculer ma zakat. Je me dis que c'est de l'argent sur lequel je paie une mensualité tous les mois et qui ne m'appartient pas. Ce ne sont pas des économies. Merci de m'aider baraka Allahou fikoum

Réponse


Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :


Votre question comprend plusieurs points, mais nous allons tout d'abord répondre au sujet même de votre question et qui est de savoir si vous devez vous acquitter de la Zakât sur l'argent mentionné. A ce sujet, si vous ne possédez pas d'autre somme d'argent soumise au paiement de la Zakât - autre que la somme mentionnée - et avec laquelle vous pourriez rembourser votre dette alors, vous n'avez pas à vous acquitter de la Zakât sur cet argent à notre avis, car l'existence d'une dette exempte la personne de son obligation de s'acquitter de la Zakât sur les biens tels que l'or, l'argent, les devises et les marchandises commerciales d'après l'avis de la majorité des savants.

Quant au prêt usuraire, il s'agit d'un grand péché majeur et il est interdit de contracter ce type de prêt sauf en cas de nécessité absolue. Certains savants définirent la nécessité absolue en disant : « Il s'agit du fait que quelqu’un se retrouve dans une situation de danger ou d'extrême difficulté lui faisant craindre pour sa vie, son intégrité physique, sa dignité, sa santé mentale ou ses biens. Dans ce cas, il lui est alors obligatoire ou permis de commettre une chose interdite ou d'omettre ou de retarder l'accomplissement d'une chose obligatoire afin de pouvoir, selon lui, éviter ce préjudice tout en respectant les contraintes de la Charia. » (Min Nazhariyya al-Durûra al-Char'îyya)

Par conséquent, celui qui contracte par exemple un prêt usuraire pour acheter un bien immobilier, n'est pas obligé de vendre ce bien immobilier, car le caractère illicite du prêt est lié au prêt en soi et non à la chose achetée par cet argent.

Et Allah sait mieux.


 

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