Aider quelqu’un quand on est soi-même endetté
Fatwa No: 88477

Question

1- Faut-il venir en aide à ses coreligionnaires même si on est soi-même endetté ?
2- Faut-il acheter une bête de sacrifice à ses parents même s’ils sont en mesure de le faire ?3- En principe, l’épouse doit être obéissante uniquement à son mari non à ses beaux-parents. Est-ce que son mari peut lui demander d’exécuter tout ce que ses parents lui demandent de faire ? (Obéissant ainsi à son époux)

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :

1.   Si l’aumône volontaire empêche une personne de s’acquitter de ses dettes, autrement dit, si en faisant l’aumône, il ne lui reste plus de quoi rembourser ses dettes ou encore si elle dispose d’une somme juste suffisante pour couvrir ses dettes ou une partie, elle ne doit pas faire l’aumône, car cet acte est bénévole et l’acquittement des dettes est une obligation qui passe avant les actes surérogatoires. Certains jurisconsultes estiment cependant que cette personne peut faire des dons tant qu’elle n’est pas frappée d’interdiction. Donc il ne faut pas soutenir les autres financièrement lorsqu’il ne nous reste plus rien après nous être acquittés de nos obligations financières.

2.                         L’offrande animale est une Sunna confirmée, et il est recommandé au musulman de sacrifier une bête en son nom et au nom de ceux qui dépendent de lui financièrement ; les deux parents, s’ils sont dans le besoin, sont concernés par cela. Quant au fait de leur faire don de la bête de sacrifice, c’est un acte appréciable et qui relève de la piété filiale et de la bienfaisance qu’Allah, exalté soit-Il, nous a prescrites ; Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « … et (marquez) de la bonté envers les père et mère:… » (Coran 17/23)

Cela concerne aussi bien les parents qui vivent dans l’opulence que les pauvres ; mais il ne faut surtout pas considérer cet acte comme une obligation.

3.    La femme est tenue d’obéir à son époux ; c’est une obligation dont elle doit s’acquitter. Si son mari lui ordonne une chose convenable relative à ses beaux-parents et qu’elle en est capable, elle doit se conformer à son ordre, car cela est susceptible de la lui rendre plus aimée encore. Cependant, le mari ne doit pas embarrasser sa femme par ce qu’il lui demande car cela peut susciter chez elle une certaine rancœur et une certaine hostilité à l’égard de ses beaux-parents.

Et Allah sait mieux. 

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