Souffler dans ses mains après la récitation de sourate al Fâtiha et les passer sur tout son corps
Fatwa No: 81916

Question

Après avoir récité la sourate al-Fâtiha, nous soufflons dans nos mains et nous les passons sur tout notre corps. Pouvons-nous savoir le sens de cela pour faire profiter nos enfants et nous-mêmes de leur bienfait ?

Réponse

Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :

Premièrement : L’habitude que les gens ont prise de réciter la sourate al-Fâtiha à la suite des réunions n’a aucun fondement dans la Charia (législation musulmane) et le faire régulièrement est une Bid‘a (une hérésie).

Ce qui est permis, c’est de dire à la fin de l’assemblée : « Subhanak Allahumma wa bihamdeka, ach-hadu al la 'ilaha illa ante, astaghfiruka wa atûbou ilayka (Gloire et pureté à Toi, ô Seigneur, et à Toi la louange. J’atteste que nul n'est digne d'être adoré en dehors de Toi. Je Te demande pardon et me repens à Toi). »  Al-Tirmîdhi rapporta un hadith où le Prophète () dit :
« Quiconque prend part à une réunion et se lance dans le verbiage, puis dit avant de la quitter : 'Subhanak Allahmma wa bihamdeka, (Gloire et pureté à Toi, ô Seigneur …)'. Allah lui pardonnera les fautes qu’il aura commises durant cette assemblée

Deuxièmement : si un individu ou un de ses proches tombe malade, il peut réciter les sourates protectrices (al-Falaq (L’Aube naissante) et Les Hommes (al-Nâs) ou n'importe quelle autre sourate, puis souffler dans ses mains et les passer sur tout le corps sans oublier l’endroit douloureux.

Ceci conformément à ce hadith de ‘Aïcha qui dit : « Lorsque le Prophète () avait mal quelque part, il récitait les sourates protectrices et soufflait dans ses mains qu’il passait ensuite sur son corps. A l’agonie, je l'ai fait à sa place. »

Mouslim rapporta le même hadith où ‘Aïcha dit : « Lorsqu’une personne de sa famille tombait malade, le Prophète () récitait les sourates protectrices, soufflait dans ses mains et les passait sur lui. Lorsqu’il fut à l’agonie, je me suis mis à réciter, à  souffler dans ses mains et à les lui passer sur son corps parce que ses mains étaient plus bénies que les miennes.

Il est à noter que le mot « Nafth » mentionné dans ce hadith est par définition un souffle sans salive ou avec une très légère quantité de salive.

Et Allah sait mieux.

Fatwas en relation

Recherche Fatwas

Vous pouvez rechercher une fatwa à travers de nombreux choix

Le plus lu aujourd’hui